Île Maurice : quelles solutions pour stopper la fuite de fioul du navire japonais ?

Île Maurice : quelles solutions pour stopper la fuite de fioul du navire japonais ?
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LE TEMPS PRESSE - Depuis presque un mois, l'île Maurice fait face à un grand danger de pollution après l'échouage du navire japonais, le Wakashio, le 25 juillet dernier. Le navire, fendu en deux, est toujours échoué à quelques encablures de la côte mauricienne, alors que les autorités tentent de trouver des solutions pour éviter que la situation n'empire.

Le gouvernement a qualifié le désastre de "pire catastrophe écologique" qu’ait connue l’île Maurice. Depuis le 25 juillet dernier et l’échouage du navire japonais, le Wakashio, sur une barrière de corail au sud-est de l'île de l'océan Indien, les Mauriciens tentent, par un travail presque artisanal, de limiter au maximum les pollutions sur leurs côtes. "Il faut prendre les devants, prendre des initiatives car c’est notre pays. Nous sommes ceux qui devons faire quelque chose" indique une riveraine à TF1.

Parmi les solutions envisagées pour éviter au fioul de se propager, les autorités envisagent un plan prévoyant de remorquer et couler au large l’avant du navire, avec toutefois un risque de voir dériver des boulettes de pétrole vers les côtes très proches de l’île de la Réunion. "Je veux évidemment que nous ayons toutes les assurances qu’il n’y aurait aucun impact environnemental sur les eaux territoriales mauriciennes ni sur les eaux territoriales françaises et réunionnaises" a toutefois assuré le ministre français des Outre-mer Sébastien Lecornu lors d’un point-presse.

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Au total, quinze kilomètres de côtes ont été souillées alors que le navire contenait près de 3.800 tonnes de divers carburants. Une partie a été pompée mais une autre continue de s’échapper du bateau. Chahuté, le gouvernement mauricien est accusé aujourd’hui de négligence par les habitants, qui craignent d’autres accidents.

Un avis partagé par le directeur de la fondation mauricienne pour la faune, Dr. Vikash Tatayah : "Chaque mois, on a 2.000 bateaux qui s’approchent des côtes mauriciennes, c’est énorme. Ces dix dernières années, on a eu cinq échouages sur nos côtes." Au total, les opérations de nettoyage devraient durer une dizaine de mois, avec aujourd’hui une météo compliquée qui empêche tout travail autour de l’arrière du bateau, encore coincé dans les récifs.

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