#MissionTerresAustrales (5/6) : Amsterdam, l'île aux otaries

#MissionTerresAustrales (5/6) : Amsterdam, l'île aux otaries
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SÉRIE - Une équipe de TF1 est montée il y a quelques semaines à bord d’un navire des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) pour découvrir ces bouts de France qui accueillent une faune exceptionnelle en plein milieu de l'Océan indien. Pour ce cinquième épisode, nous arrivons sur l'île de Saint-Paul puis celle d’Amsterdam, où vivent des milliers d’otaries.

Archipel de Crozet et des Kerguelen, île de Saint-Paul, île d’Amsterdam :  les Terres et Mers Australes, perdues dans le sud de l’Océan Indien, entre l'Afrique et l'Antarctique, sont classées depuis peu au patrimoine mondial de l'Unesco. Fin 2019, une équipe de TF1 a pu se rendre sur ces territoires inhabités où la France entretient sa présence avec des équipes de chercheurs, de techniciens et de volontaires en service civique qui se relaient sur place. 

Cinquième épisode : la découverte de l’île de Saint-Paul puis celle d’Amsterdam. Sur cette dernière, les otaries sont chez elles. Bertrand Lachat vous raconte les coulisses du tournage.

Dans le port d'Amsterdam, il n'y a pas de marin qui chante mais des otaries qui crient. Et des otaries, le district d’Amsterdam en recense des milliers. C'est même devenu son emblème. Dans ces contrées plus tropicales, les pachydermiques éléphants de mer de Crozet et des Kerguelen ont en effet laissé la place à leurs cousines otaries.

En arrivant à Amsterdam en fin d'après-midi, notre première sortie de la base, c'est pour descendre à la cale. Cette pente bétonnée qui recevait les bateaux n'est plus utilisée. Mais elle s'est transformée en terrasse, où se prélassent des dizaines d'otaries. Ces animaux qui semblent beaucoup plus pacifiques que les éléphants de mer sont en réalité beaucoup plus agressifs. Dès que l'on s'approche à moins de 2 mètres, elles se mettent à grogner et à montrer les dents. Et si on se rapproche trop, elles sont prêtes à attaquer. Plusieurs accidents se ainsi sont déjà produits. Le dernier remonte à 2014 quand un hivernant s’était fait mordre à la main. Aussi, dès que l'on quitte la base Martin de Viviès, il faut se munir d'un bâton pour se protéger, au cas où... Et le stock de bâtons est conséquent.

En vidéo

LCI PLAY - Derrière la cam' avec Michel Izard pour la mission Terres Australes

Heureux événement sur les rochers

Nous ne restons que 2 jours et demi sur l'île d'Amsterdam et le temps est compté. Au petit matin du deuxième jour, le soleil pointe à l'horizon. Maxime Bredin, volontaire du service civil qui passe un an sur place, me propose de partir filmer les otaries sur une digue de rochers. Sur place, le spectacle est extraordinaire. Une trentaine d'otaries se dorent au soleil dans un concert de cris stridents assez effrayants. Je pose le trépied de la caméra sur un rocher aplati, à une distance raisonnable de deux ou trois mètres des otaries, et à partir de là, je peux filmer une série de gros plans d'yeux, de museaux, de moustaches… 

Si j'avance à peine, les otaries sont déjà sur la défensive. J'immortalise des querelles où les mâles se disputent pour protéger leurs femelles. J'ai aussi la chance d'assister à la naissance d'un bébé. La petite boule de poils noirs à peine sortie du ventre de sa mère pousse ses premiers cris. Le placenta expulsé par la mère est aussitôt dévoré par un skua, un oiseau charognard des mers du Sud, qui n'attendait que ça. C'est le cycle de la vie sauvage, ici tout le monde mange tout le monde. Tout autour de nous, c'est une succession de situations saisissantes ou cocasses. J'alterne mes objectifs de caméra, du grand angle, pour appréhender la totalité de la scène, au téléobjectif pour fixer les détails, pour être au plus près des otaries sans risque de se faire mordre. 

Je déploie aussi une perche télescopique de 3 mètres au bout de laquelle j'ai fixé une mini caméra. Je m'invite donc à quelques centimètres des otaries qui restent indifférentes à cet œil qui les espionne de très près. Nous resterons environ une heure sur place pour rapporter des images qui resteront gravées dans nos mémoires. 

Et jusqu'aux derniers instants, les otaries nous accompagneront dans notre séjour sur Amsterdam. Jusqu’au moment même de réembarquer dans l'hélicoptère pour rejoindre le Marion Dufresne… Une otarie surgit alors des fourrés et nous coupe la route. Comme un dernier pied de nez, elle nous salue, elle est chez elle !

LE PARCOURS

Grâce à cette carte conçue par Esri France, découvrez le trajet de l'équipe de TF1.

Pour plus d'informations sur le parcours, cliquez ici.

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Prochain et dernier épisode vendredi. 

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