"Extinction Rebellion" asperge de faux sang le parvis du ministère de l'Intérieur

"Extinction Rebellion" asperge de faux sang le parvis du ministère de l'Intérieur
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VIOLENCES POLICIÈRES - Ce mardi, une poignée de militants de l'organisation prônant la désobéissance civile pour la préservation de la planète a mené une nouvelle action coup de poing sur la place Beauvau, dans le 8e arrondissement de Paris.

Habitués des actions coups de poing, les militants d'Extinction Rebellion ont refait parler d'eux, mardi 23 juin, quelques jours seulement après avoir aspergé de faux sang la devanture du siège du Medef. Après avoir pointé du doigt "le discours proéconomique et écocidaire" de l'organisation patronale, dont ils critiquent l'influence sur le gouvernement, c'est vers le ministère de l'Intérieur que se sont tournés les activistes. 

Autour de 17h, une trentaine d'entre eux se sont réunis place Beauvau, dans le 8e arrondissement de Paris, pour dénoncer les violences policières, aspergeant notamment le parvis de faux sang, sous le regard de journalistes préalablement prévenus. Sans grande opposition de la part des forces de l'ordre, du moins dans un premier temps. Deux d'entre eux ont ensuite pu grimper au sommet de la grille d'entrée du ministère, afin d'y dérouler une banderole clamant : "Moins de LBD, plus de navets", manière de dénoncer les brutalités policières et d'alerter sur l'insécurité alimentaire. L'autre revendication du jour consistait en effet à sensibiliser à cet enjeu, Extinction Rebellion exigeant "devant le lieu phare de la politique sécuritaire, un dialogue et des actions fortes [...], un vrai tournant radical pour assurer la seule sécurité essentielle et vitale".

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"C'est une action non-violente sur la sécurité", commentait un des activistes, alors qu'un de ses comparses appelait à ce que les forces de l'ordre "cessent de crever les yeux des gens". Les forces de police sont rapidement arrivées pour tenter de s'interposer entre les militants et les grilles du ministère, sans toutefois pouvoir empêcher  d'autres activistes de s'accrocher, avec leur chaîne de vélo, clé jetée, aux potelets de sécurité situés devant le ministère. 

Leurs antivols ouverts avec une disqueuse par les policiers, le groupe d'activistes a fini par être évacué dans le calme par les forces de l'ordre, une vingtaine de CRS, dans une rue voisine de la place Beauvau. A l'issue de cette action, le compte Twitter du groupe indiquait qu'une quinzaine de militants avaient été placés en garde à vue et donnait rendez-vous au commissariat du 19e arrondissement.

Interrogée lors de son point presse post conseil des ministres, mercredi 24 juin, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a condamné l'action des militants, dont elle a jugé qu'elle mettait "en danger les autres".

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