Solution n°55 : Vianney VAUTE de BackMarket, la tentation du reconditionné

Solution n°55 : Vianney VAUTE de BackMarket, la tentation du reconditionné
Impact Positif

Toutes les deux semaines, le podcast IMPACT POSITIF part à la rencontre de celles et ceux qui veulent avoir un impact positif sur la société et l’environnement. Face à l'urgence climatique, aux enjeux de société croissants, aux attentes du « monde d’après », ils/elles ont décidé d’être dans l’action, et de porter des projets pour faire bouger les lignes à leur échelle.

Le modèle est unique dans le monde. Backmarket est la seule marketplace qui propose du reconditionné : des téléphones portables bien sûr, mais aussi du matériel informatique ou encore des jeux vidéos. Une diversification qui a été amplifiée par les périodes de confinement en France et qui a surtout profité à un public précaire, satisfait de s’équiper à moindre frais. Objectif pour Backmarket ? Faire du business bien sûr mais aussi lutter âprement contre la pollution numérique, faire sa part dans la protection de la planète. « Un smartphone reconditionné consomme quatre fois mois de CO2 qu’un neuf », explique un co-fondateur.    

Créé en 2014, Backmarket est rapidement devenu le n°1 des téléphones reconditionnés en France. Aujourd’hui, l’entreprise compte près de 500 salariés et est présente dans 13 pays. Si les reconditionneurs ne les ont pas toujours vu arriver d’un bon œil, BackMarket met en avant ses atouts : organiser un marché qui ne l’était pas avant et apporter de la confiance à toutes les parties. Il y a quelques semaines, l’entreprise est même devenue la 14ème licorne française, c’est-à-dire ces entreprises de la Tech qui sont valorisées à plus d’un milliard de dollars. Un basculement opéré après une nouvelle levée de fonds de 276 millions d’euros. Leur ambition ? Se développer à l’international et surtout aux Etats-Unis où là-bas, convaincre les consommateurs de ne pas acheter du neuf est un vrai challenge ! « Notre conviction, explique Vianney Vaute, notre invité et l’un des co-fondateurs, c’est que les gens continueront de consommer, autant les emporter vers des options plus vertueuses grâce à l’économie circulaire». Et en effet, BackMarket préfère se qualifier d’entreprise de déproduction, plutôt que d’entreprise de déconsommation. En France, l’idée d’acheter du reconditionné progresse même si les consommateurs sont avant tout motivés par l’attractivité du prix. Les achats dans le reconditionné ne représentent que 10 à 15% de l’ensemble des ventes, la marge est encore importante, la table du neuf n’est pas encore renversée mais la direction est prise ! Bonne écoute avec Impact Positif. 

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