"Nous sommes protecteurs, prudents" : Clément Beaune défend la stratégie vaccinale française

"Nous sommes protecteurs, prudents" : Clément Beaune défend la stratégie vaccinale française

INTERVIEW - Invité politique mercredi 3 février sur LCI, Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, est revenu sur la gestion européenne et française de la vaccination contre le coronavirus. Il fustige au passage les choix du Royaume-Uni et de la Hongrie.

Invité politique mercredi 3 février, Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, est revenu sur l'intervention d'Emmanuel Macron mardi : "Le président de la République a voulu expliquer lui-même aux Français la stratégie vaccinale dans cette période où il y a de l’impatience" dit-il. Le secrétaire d’État aux affaires européennes estime ainsi que la stratégie française, et à plus forte raison européenne, de vaccination s'articule autour de deux grands axes. 

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Les autorités ont conclu "des contrats avec tous les grands laboratoires internationaux pour diversifier les achats" de doses et ainsi pour "mieux protéger". Parallèlement, un effort particulier a été fait pour "produire le maximum de doses en Europe". 80% des vaccins contre le coronavirus destinés à l'Europe sont produits sur le vieux continent, avance l'élu rappelant que "l'industrie française est aussi partie prenante de cet effort".

"Nous gagnons du temps en passant par l'Europe"

Par ailleurs, le secrétaire d'État a fermement défendu les institutions européennes, et notamment la Commission. Selon lui, "il n'y a pas eu de lenteurs ou d'imprécisions" dans la signature des contrats avec les différents laboratoires. Il indique que "les négociations ont débuté autour de quelques pays, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas… La commission n’a ensuite pas perdu de temps et repris les travaux pour le compte des 27". 

"Je ne crois vraiment pas qu’on serait allés plus vite tous seuls", martèle Clément Beaune, soulignant que "si chaque pays avait sa propre solution, certains auraient un meilleur accès que d’autres aux vaccins". Les procédures, plus nombreuses, auraient certainement été plus lentes, note-t-il également. "Nous gagnons du temps en passant par l’Europe, nous sommes protecteurs, prudents" ajoute-t-il.

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Le Royaume-Uni a été "plus rapide mais moins prudent"

Clément Beaune égratigne en passant certains pays européens. Premier État dans le viseur : le Royaume-Uni qui a "misé essentiellement sur le vaccin d’Astra-Zeneca et pris énormément de risques". Le sérum est "utilisé dans ce pays pour tout le monde, y compris les plus de 65 ans alors même que plusieurs avis sanitaires ne recommandent pas son usage pour un public âgé". Le Royaume-Uni a été "plus rapide mais moins prudent", résume-t-il. 

Le secrétaire d'État aux affaires européennes s'en est aussi pris à la Hongrie et à "son cavalier seul" [après avoir acheté des doses du vaccin Spoutnik ndlr]. Elle "mange un peu à tous les râteliers, bénéficie du cadre européen qui lui a permis d’avoir un certain nombre de vaccins et mène seule des procédures avec la Chine et la Russie". 

"Dans la durée, nous allons avoir besoin de beaucoup de doses : tous les vaccins sont les bienvenus", tempère-t-il néanmoins sur ce point, invitant la Russie à "soumettre son vaccin à l’autorité européenne". 

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