Manifestation des policiers : "Nous avons besoin d’une justice inflexible", estime Gilles Platret (LR)

Manifestation des policiers : "Nous avons besoin d’une justice inflexible", estime Gilles Platret (LR)

INTERVIEW - Invité de LCI ce jeudi 20 mai, le vice-président des Républicains a demandé plus de fermeté à l’égard des délinquants et criminels en état de récidive.

Invité de LCI ce jeudi 20 mai, Gilles Platret est revenu sur la manifestation des syndicats policiers qui s’est tenue la veille devant l’Assemblée nationale et à laquelle il a participé aux côtés de nombreux responsables politiques. Le vice-président du parti Les Républicains et tête de liste en Bourgogne-Franche-Comté a déclaré avoir "entendu l’exaspération face aux décisions de justice" à l'occasion de ce rassemblement très politique et survenu en réaction à la mort du policier Eric Masson au cours d'une opération à Avignon. "La priorité, c’est que ceux que les policiers arrêtent le matin ne soient pas dehors à les narguer le soir. Il y a une vraie question sur la réponse pénale que nous opposons aujourd’hui à des multirécidivistes connus et qui sont toujours dehors", a-t-il argué. 

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Avignon : le policier Éric Masson tué lors d'une opération antidrogue

L’élu s’est dit favorable à l’amendement déposé mercredi par le gouvernement, qui prévoit de durcir les peines des agresseurs de policiers condamnés à la prison à perpétuité. Concrètement, l’exécutif souhaite faire porter à trente ans la durée de la peine de sûreté des personnes condamnées à la perpétuité pour un crime commis contre un policier ou un gendarme, dans le cadre du projet de loi pour la "confiance" dans la justice d'Éric Dupond-Moretti. Les organisations syndicales de policiers réclament quant à elles des peines incompressibles ou des peines minimales. En réponse aux doutes exprimés par le ministre de la Justice envers l’efficacité des peines plancher, consistant à fixer des peines minimales en cas de récidive, Gilles Platret s’est interrogé : "Si l’on n’arrive pas à avoir un discours de fermeté vis-à-vis des récidivistes, vis-à-vis de qui l’aura-t-on ?". 

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Le maire de Chalon-sur-Saône s’en est pris ensuite aux magistrats, qui seraient responsables d’un certain laxisme à l’égard des délinquants récidivistes. "Bien sûr que la justice doit être indépendante mais elle ne peut pas donner aujourd’hui plus de place aux agresseurs qu’aux victimes. (…) Nous avons besoin d’une justice inflexible dans le pays. L’ordre, c’est la condition de la liberté", a-t-il considéré. Avant de viser directement certains juges, qui "n’ont pas les yeux assez ouverts sur la violence qui monte dans certains quartiers" et de suggérer qu’ils "montent dans des voitures de police et aillent voir ce qu’il se passe dans les quartiers". 

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