François Hollande étrille le PS : "Le moment n'est pas venu de 'karcheriser' la gauche", affirme Ségolène Royal

François Hollande étrille le PS : "Le moment n'est pas venu de 'karcheriser' la gauche", affirme Ségolène Royal

INTERVIEW - Invitée ce vendredi sur LCI, l'ancienne ministre et ex-candidate socialiste à la présidentielle a jugé trop sévères les propos de François Hollande concernant la gauche. Selon elle, le PS a encore toutes les chances d'arriver au second tour.

L'expérience de François Hollande justifie-t-elle autant de rudesse envers son camp ? Après avoir étrillé la gauche dans son nouveau livre, Affronter, paru mercredi aux éditions Stock, l'ancien président a enfoncé le clou dans un entretien au Parisien publié mardi, qualifiant les candidatures de la gauche de "lilliputiennes". "Elles se livrent à des batailles aussi picrocholines que microscopiques", a-t-il également déclaré.

Pour l'ex-candidate socialiste Ségolène Royal, invitée ce vendredi sur LCI, François Hollande y va un peu fort. "Je pense qu'un ancien président de la République doit être bienveillant à l'égard de son camp. Le moment n'est pas venu de 'karcheriser' la gauche. Le Kärcher n'est pas vraiment son instrument", déclare-t-elle.

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Si elle ne rejoint pas François Hollande sur les termes employés, Ségolène Royal acquiesce en revanche sur le fond. "La gauche est apparemment faible", concède-t-elle avant d'ajouter : "Mais je pense qu'elle est très forte en matière de valeurs et d'urgence". "C'est vrai que le contenu ne fait pas forcément la Une de l'actualité, mais il y a du contenu", assure-t-elle.

Pour la socialiste, la division au sein de la gauche est "dramatique en termes de dynamique électorale" :"Elle doit se rassembler, il n'y a pas d'autre solution", dit-il. Selon elle, si la gauche "se range derrière celui ou celle qui sera le mieux placé en début d'année prochaine", elle a ses chances pour figurer au second tour de l'élection.

Soutenant ne pas vouloir présenter sa candidature, l'ancienne ministre souhaite jouer un rôle fédérateur, en soutenant le candidat désigné de la gauche, quand bien même il s'agirait de Jean-Luc Mélenchon.

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À sept mois de l'élection présidentielle, la gauche ne décolle pas dans les sondages. Selon un baromètre Ifop Fiducial pour LCI et Le Figaro publié le 4 octobre, elle est donnée à 27,5% des intentions de vote au premier tour, pour l'ensemble des sept personnalités de gauche aujourd'hui candidates à l'élection présidentielle. C'est très peu, comparativement aux 24% crédités à Emmanuel Macron, 18% à Marine Le Pen, 15% à Xavier Bertrand et 12% à Eric Zemmour.

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