Episode 7 - Benoît Poelvoorde : "Ce qui m'angoisse, c'est que le cinéma se résume à imiter le réel"

Episode 7 - Benoît Poelvoorde : "Ce qui m'angoisse, c'est que le cinéma se résume à imiter le réel"

PODCAST - Le comédien belge Benoît Poelvoorde est au générique de "Comment je suis devenu superhéros", un film de genre made in France disponible le 9 juillet sur Netflix. ll est l'invité du podcast "Le cinéma, c'est la vie en mieux".

Benoît Poelvoorde plus fort qu'Iron Man et Captain America réunis ? Pas si vite... Dans Comment je suis devenu superhéros, le film de Douglas Attal disponible le 9 juillet sur Netflix, l’acteur belge incarne Monté Carlo, un superhéros à la retraite qui vient en aide à Moreau, joué par Pio Marmaï, un flic qui enquête sur les ravages causés par une mystérieuse substance. Nous sommes dans une dystopie à la fois drôle et tragique, plutôt rare dans le paysage du cinéma français.

Pour Benoît Poelvoorde, ce personnage auquel il prêta sa truculence légendaire sonne presque comme un retour aux sources. "Dans mon tout premier court-métrage, Pas de C4 pour Daniel Daniel (réalisé en 1987 par l'acteur avec ses compères de C'est arrivé près de chez vous - ndlr), je jouais déjà un super-héros", se souvient le comédien belge, qui prend une voix des années 1940 pour en citer une réplique de mémoire, à écouter dans le nouvel épisode du podcast "Le cinéma, c’est la vie en mieux". 

"Un acteur, c’est un superhéros qui dort sur des superhéros qui travaillent dans le noir !", ironise Benoît Poelvoorde. "C’est un mec qui a super monteur, un super ingé son, qui a un super décorateur, un super costumier. Et après c’est le mec qui a tous les lauriers ! Le cinéma, c’est un art individuel qui se pratique en équipe. Quand c’est fini, tout le monde pense que c’est toi. Mais si t’as pas le truc vert, t’as pas le bazar, sincèrement… J’ai proposé de faire les interviews avec la combinaison du film et je comprends qu’ils aient dit non !".

 Comme tous les invités de ce podcast, Benoît Poelvoorde a accepté de disserter sur son titre. "Le cinéma, c’est la vie mieux ? Non pas du tout !", tranche l’acteur. "Ce qui m’angoisse parfois, c’est que le cinéma se résume à juste raconter des histoires qui sont sensées imiter le réel. Pour moi le cinéma c’est fait pour compresser le temps. D’ailleurs je suis surpris de voir à quel point les gens ont besoin d’un écran pour passer 2 heures, dans un train, dans une voiture, dans une file d’attente. Parce que le cinéma a tendance à être utilisé comme une copie du réel qui s’étire et qui s’étire et qui s’étire. C’est le principe des séries. Or le cinéma, ce n’est pas la série." Voilà qui est dit.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

La maladie de Charcot, le dernier combat de Jean-Yves Lafesse

Catalogne, Pays-Bas, Royaume-Uni... Comment expliquer la baisse de l'épidémie chez nos voisins ?

Variant Delta : avec deux doses, les vaccins Pfizer et AstraZeneca presque aussi efficaces que contre l’Alpha

Manifestations contre le pass sanitaire samedi dans toute la France: à quoi s'attendre?

EN DIRECT - Covid-19 : près de 20.000 nouveaux cas et 26 décès enregistrés en 24h

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.