Épisode 30 - Romain Puertolas, de flic à écrivain : "La vie réelle ne me satisfait pas à 100%"

Épisode 30 - Romain Puertolas, de flic à écrivain : "La vie réelle ne me satisfait pas à 100%"
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#PODCAST - Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux

PODCAST - Son "Fakir" a fait de lui une star de l'édition. Romain Puertolas change de registre avec "La police des fleurs, des arbres et des forêts", une enquête qui embarque le lecteur dans la campagne française des années 1960. Il est l’invité du podcast "Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux".

Dans cet épisode, mon invité est un écrivain aussi charmeur qu’iconoclaste. Capitaine de police originaire de Montpellier, Romain Puertolas a connu un succès foudroyant en 2013 avec "L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea". Ce roman, aussi loufoque que son titre, a séduit plus d’1,5 millions de lecteurs à travers le monde. Et offert à son auteur une nouvelle carrière, sinon une nouvelle vie.

On le retrouve aujourd’hui avec "La police des fleurs, des arbres et des forêts" (Albin Michel), une enquête policière qui se déroule dans un petit village de la France des années 1960. Mais qui a bien pu tuer, et découper en petits morceaux, un jeune homme sans histoire ? Romain Puertolas y répond à sa manière, bien particulière...

Sur sa vision du roman policier

"Je suis policier et ce que je n’aime pas dans les romans de genre, ce sont ceux qui sont très sombres, très noirs. Dans lesquels les policiers sont des vieux de la vieille, divorcés, alcooliques. J’ai un peu de mal avec cette image qui n'est plus vraiment d'actualité. J’ai fait un policier rustique, champêtre. J’ai une vision très surannée de l’enquête de police. On n’est pas dans le policier "saute-dessus", le policier voyou. On est dans une vieille police de la vieille France. Mais avec une vraie affaire criminelle. C’est réaliste. J’ai d’ailleurs pris un exercice qu’on effectue à l’école de police, "l’articulation de procédure" qui détaille tous les actes qui constituent une enquête à travers les lettres envoyées à la procureure de la République."

Sur son sens de l’humour

"On a beaucoup comparé mes premiers livres aux Monty Python alors que je ne les ai jamais regardés ! Je n’ai jamais compris leur humour, il était peut-être trop intellectuel pour moi ! Ce que j'aimais, plus jeune, c’était Benny Hill, Louis de Funès, les films de Gérard Oury. Jusqu’ici j’écrivais des livres très burlesques, très fantasques. Avec un humour qu’on voit arriver de loin, je pense. Là je l’ai ciselé, je l’ai dosé énormément. On ne peut pas dire que c’est un livre marrant. Mais vous avez des petits traits d’humour à travers les parenthèses que fait l’inspecteur dans ses lettres à propos des personnages qu’il croise au cours de son enquête."

Sur le bonheur que procure la lecture

"La vie réelle ne me satisfait pas à 100%. J’ai besoin de la vie que je trouve dans la littérature. J’ai besoin d’être quelqu’un d’autre. J’ai besoin de vivre ailleurs. J’ai besoin qu’il m’arrive des choses insensées. Qu’il m’arrive des choses qui ne m’arriveraient pas dans la vie normale. C’est de là que vient cette vie parallèle qu’est la lecture. Une autre forme de vie que les jeunes trouvent aujourd’hui dans les jeux vidéo, dans les séries… Moi je suis encore de la vieille école et se sont les livres qui me remplissent de ces mille autres vies."

>> Pour retrouver tous les épisodes du podcast "Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux", c'est par ici !

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