Episode 51 – Cali : "J’aurais organisé toute ma vie autour d’une activité non essentielle ?"

Episode 51 – Cali : "J’aurais organisé toute ma vie autour d’une activité non essentielle ?"
Les gens qui lisent sont plus heureux

PODCAST - Privé de scène depuis le printemps dernier en raison de la pandémie de coronavirus, le chanteur Cali fait parler sa plume dans "Eparpillés" (Invenit), un recueil de poésies dans lequel il se livre comme jamais. Il est l'invité du podcast "Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux".

Cali a toujours été un artiste à fleur de peau. Un chanteur à l’aise avec les mots qui caressent et qui claquent, pourquoi pas les deux à la fois. Déjà auteur de deux romans, Seuls les enfants savent aimer (2018) et Cavale ça veut dire s'échapper (2019), parus au Cherche-Midi, ce bondissant quinquagénaire nous donne de ses nouvelles en cette fin d’année avec Eparpillés, un recueil de poésies publié par les éditions Invenit dans la collection "Le chant des possibles", dirigée par son ami l’écrivain Eric Poindron. 

 

C’est dans l’appartement de ce dernier que j’ai retrouvé Cali fin novembre près de Paris, pour parler de ces textes qui évoquent, pêle-mêle, l’enfance, les amours, les idoles les rêves et les regrets de l’auteur de "C’est quoi le bonheur" avec le mélange fantaisie, de tendresse et de fureur qui le caractérise. Un exercice qui le passionne, lui qui noircit les pages de ses carnets partout il va. "Je compare la chanson ou la poésie à se mettre tout nu", avoue l’intéressé. "Aller nager, faire quelques brasses, revenir sur la plage et se sécher. Alors que le roman, c’est se mettre tout nu, nager et aller jusqu’à Manhattan !".

Toute l'info sur

#PODCAST - Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux

Cali a vécu une drôle d’année 2020. Le 13 mars dernier, il publiait Cavale, un huitième album splendide qu’il s’apprêtait à défendre sur les routes de France. Et puis le confinement est arrivé, brisant le natif de Perpignan dans son élan. "J’y pense continuellement", avoue-t-il. "Je me rends compte que la scène, c’est ma vie. Que depuis gamin, je vais renifler les caravanes des cirques en me disant ‘Qu’est-ce que c’est beau, demain ils seront dans un autre village'. Eh bien moi je fais partie du cirque. Je mets un chapiteau là où je rentre dans une salle et le lendemain je suis ailleurs." 

 

Autant dire que le débat sur le caractère "non essentiel" des biens culturels le fait bondir. "J’imaginais plusieurs personnes réunies dans un bureau en train de se dire 'Oui, oui, la libraire ce n’est pas essentiel'. On marche sur la tête !", s'insurge Cali. "Bien sûr qu’il faut se protéger de la Covid. Mais il faut aussi se protéger de ne pas devenir fous. Totalement fous ! Alors oui, les livres, c’est essentiel. Et les librairies sont essentielles. Ne parlons pas de la musique. Pour l’instant, il n’y a rien sur les radars. Ça veut dire quoi ? Que j’aurais organisé toute ma vie autour d’une activité non essentielle ? C'est ça que ça veut dire ? Non !."

>> Téléchargez cet épisode sur ApplePodcasts ici

>> Ecoutez-le en streaming sur Spotify ici

>> Ecoutez-le en streaming sur Deezer ici

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Retards des livraisons de vaccin Pfizer : la France va "ajuster le rythme des vaccinations"

Covid-19 : Frédéric Mitterrand hospitalisé en urgence à Paris

Impôts : faites-vous partie des bénéficiaires de l'acompte versé ce vendredi ?

Vaccination : c'est parti pour la prise de rendez-vous en ligne sur le site Sante.fr

Les alertes neige sont levées, un département en vigilance crues