Épisode 24 - Woody Allen : "Mon autobiographie sera terminée à la fin de l’année "

Les gens qui lisent sont plus heureux

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#PODCAST - Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux

PODCAST - Son nouveau film, "Un jour de pluie à New York", sort ce mercredi en France. Le réalisateur américain Woody Allen est l’invité exceptionnel du podcast "Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux". L'occasion d'évoquer sa passion pour les grands écrivains américains, le roman qu'il n'a jamais osé publier et l'autobiographie très attendue à laquelle il met actuellement la touche finale.

Et si, à l’heure où les réseaux sociaux vampirisent nos cerveaux, prendre le temps de lire un livre était un acte de résistance ? A chaque numéro de ce podcast, je pars à la rencontre d’une personnalité qui partage avec nous sa passion de la lecture. Et plein d’autres choses encore ! 

 

Dans cet épisode, mon invité n’est pas un écrivain mais l’un des plus grands réalisateurs ET scénaristes de l’histoire du cinéma américain : Woody Allen. J’ai profité de sa visite à Paris à l’occasion de la sortie de son nouveau film, "Un jour de pluie à New York", pour parler avec lui de son rapport à l’écriture.

Saviez-vous que Woody Allen était le recordman du nombre de nominations à l’Oscar du meilleur scénario ? 16 fois nommés, il l’a remporté 3 fois, contre 1 seul Oscar du meilleur réalisateur. Curieusement, Woody Allen n’a encore jamais publié de roman. Hasard ou pas, le héros de son nouveau film interprété par Timothée Chalamet se nomme Gatsby, comme le héros de l'écrivain Scott Fitzgerald... 

 

C’est un jeune homme qui, après avoir grandi à New York dans une famille qu’il déteste, y revient un week-end, un peu à contrecœur, avec sa petite amie qui a décroché une interview avec un grand cinéaste pour le journal de l’université. Si Woody Allen a beaucoup tourné à l’étranger ces dernières années, New York reste la ville de ses plus grands classiques. Et une source inépuisable d’inspiration pour lui...

Sur l’inspiration que lui procure New York

"Je vis à New York. Je connais New York. J’adore New York. Donc ça me vient plus naturellement. C’est juste plus facile. Je connais les rues, les parcs. Le tempo et la vibration de New York. La sensation qu’on ressent en vivant là-bas. Comme à Paris, il y a tellement d’histoires, des quartiers différents, des gens différents, un mélange de genres de toutes sortes. C’est très stimulant pour quelqu’un qui écrit."

Sur l’influence des grands écrivains

"Plus jeune, j’étais davantage inspiré par les écrivains que par les réalisateurs. William Faulkner, Ernest Hemingway, Scott Fitzgerald, Carson McCullers et J.D. Sallinger... Et puis quand j’ai vu que je pouvais écrire pour la télévision et que ça faisait rire les gens, que ça pouvait être divertissant, j’ai eu envie d’écrire pour le théâtre. Ensuite j’ai eu la chance de pouvoir écrire un scénario. Je l’ai fait, puis ça m’a été retiré des mains et c’est devenu un très mauvais film. Je me suis juré que je n’écrirai plus jamais pour le cinéma à moins de réaliser moi-même."

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Sur son envie d'écrire un roman

"J’ai longtemps écrit pour le New Yorker des petits textes amusants (18 d’entre eux ont été publiés dans le recueil "L’Erreur est humaine", édité par Flammarion – ndlr). Et puis un jour je me suis dit 'Pourquoi ne pas essayer un livre ?'. Donc j’ai essayé… Et j’ai trouvé ça très difficile. Un livre, c’est 10 fois plus long qu’un scénario de film. Mais ce n’est pas 10 fois plus difficile. C’est 100 fois plus difficile ! J’ai travaillé dessus, je l’ai terminé. Je l’ai montré à des amis et ils ont jugé que je ferais mieux de le ranger dans mon tiroir et de l’abandonner. Ce que j’ai fait."

Sur son autobiographie à venir

"L’année dernière, je me suis mis à écrire mon autobiographie. C’est beaucoup plus facile pour moi qu'un roman parce que je connais ma vie. Donc je peux la coucher sur le papier. Je travaille encore dessus et je pense l’avoir terminée d'ici à la fin de l’année.

Sur le bonheur que procure la lecture

"Je ne vois pas de corrélation entre lire des livres et être heureux. Vous pouvez être illettré, travailler dans une ferme ou dans un marais où vous attrapez les alligators et menez une merveilleuse vie, heureuse, sans jamais ouvrir un livre. Alors que quelqu’un qui lit et réfléchit au sens de l’existence peut être très malheureux en fonction de là où il en est. Lire ou ne pas lire peut avoir un impact sur plein de choses. Mais je ne pense pas que ça ait un impact sur le bonheur."

>> Pour retrouver tous les épisodes du podcast Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux, c'est par ici !

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