18 maires de droite réclament des pouvoirs étendus pour la police municipale

Le maire de Nice Christian Estrosi le 30 août 2019
Police

SÉCURITÉ - La police municipale niçoise va faire l'objet d'un test de compétences élargies. Mais lesquelles ? Christian Estrosi réclame l'accès à certains fichiers - comme les fichés S - ainsi que l'autorisation de fermer des établissements... 17 autres maires de droite lui emboîtent le pas.

“Plus de pouvoirs pour la police municipale” : après une semaine de tension dans la ville de Nice, Christian Estrosi et 17 autres maires de droites, réclament des mesures afin de renforcer le rôle de la police municipale pour lutter contre l’insécurité. 

Dans une tribune, publiée ce 26 juillet dans le Journal du Dimanche, ils demandent par exemple “un accès total” à certains fichiers : permis de conduire, voitures volées, fichés S, des personnes recherchées et à ce que la police municipale puissent réaliser des contrôles d’identités. Pour le moment, seule la police nationale en a l’autorité. Ils souhaitent également avoir l'autorisation de fermer "les établissements posant des problèmes récurrents de tranquillité publique ou ne respectant pas les arrêtés municipaux".

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Cette tribune fait écho aux annonces du Premier ministre Jean Castex de la veille, le samedi 25 juillet, qui  a donné son accord pour un élargissement des compétences de la police municipale niçoise, le temps d'une expérimentation. Mais le cadre de celle-ci doit encore être négocié avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, et le garde des sceaux, Éric Dupond-Moretti.

Parmi les autres initiatives annoncées figurent l’amende forfaitaire de 200 euros pour délit de stupéfiant généralisée à toutes les villes de France à la rentrée, et la création de 150 emplois supplémentaires fin 2020 pour "renforcer l'action pénale de proximité pour la répression de la délinquance du quotidien".

Des maires aux pouvoirs élargis ?

Ces annonces ont été saluées par les signataires de la Tribune. Ils insistent pour collaborer étroitement avec l’État. "Depuis plusieurs années, nous nous battons pour que la sécurité, qui est d’abord de la compétence de l’État, soit assurée avec force et autorité", écrivent les auteurs de la tribune. 

"Aujourd’hui, nous affirmons que nous sommes prêts à faire un pas de plus pour accompagner l’État dans cette mission, dans un contexte de menace terroriste et de délinquance sans doute renforcé par les crises sanitaire, économique et sociale liées au Covid-19". Les maires proposent alors une convention qui renforcerait les pouvoirs “des maires volontaires et disposant d’une administration adaptée“. Ils concluent : “Il est temps de faire confiance aux maires”.

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