Flixbus : la société demande à avoir accès aux "boites noires" des autocars

Flixbus : la société demande à avoir accès aux "boites noires" des autocars
Police

LÉGISLATION - Après deux accidents de car opérés par Flixbus, le directeur des opérations de société, Charles Mouton, demande à avoir accès aux données des boites noires des véhicules. Chose, pour le moment, impossible en France.

Un mort et cinquante blessés. C'est le bilan des deux derniers accidents d'autocar, survenus sur les routes de France, ces dernières semaines, le 6 octobre et le 3 novembre derniers. Ces deux autocars étaient opérés par la société Flixbus et aujourd'hui, la direction de la société demande à avoir accès aux boîtes noires des véhicules pour mieux contrôler les chauffeurs ainsi que les matériels. 

Des données réservées aux sociétés d'autocars et à la DREAL

Dans une interview accordée au Parisien, Charles Mouton explique que sa société n'est pas propriétaire des autocars qui officient sur les lignes mais qu'ils appartiennent à différentes sociétés qui rémunèrent elles-mêmes les chauffeurs. Ce qu'il demande aujourd'hui, c'est d'avoir accès au "chronotachygraphe" des véhicules. Un appareil qui permet de mesurer "la distance parcourue, la vitesse, leurs temps de pauses ..." détaille le directeur des opérations de Flixbus. S'il en fait la demande, c'est qu'en France, ces données sont réservées "à l'entreprise qui emploie les chauffeurs, ainsi qu'aux agents des DREAL (Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement)", dit-il.

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D'après lui, avoir accès à ces données des autocars français, permettrait d'identifier "un problème éventuel", comme il est possible de le faire, avec les autocars des sociétés étrangères qui envoient leurs données tous les trois mois. L'accès à ces données des autocars étrangers lui permet de comprendre pourquoi le chauffeur n'a pu prendre sa pause, par exemple. Si c'est à cause d'un bouchon ou s'il y a un vrai manquement à la réglementation. "Et si cela ne donne pas satisfaction, cela peut mener jusqu'à la fin de la collaboration. C'est rarissime, mais cela est déjà arrivé", explique Charles Mouton. 

Et d'expliquer qu'il a déjà pris contact avec son concurrent, BlaBlabus, ainsi qu'avec la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) pour faire évoluer la loi mais pas seulement : il souhaite aussi que les DREAL communiquent sur leurs "listes noires" des sociétés. 

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