Accusés de viols en réunion, 6 pompiers de Paris placés sous le statut de témoin assisté

Police

SOUPÇONS - Alors qu'ils étaient huit à avoir été placés en garde à vue, six pompiers ont finalement été placés sous le statut de témoin assisté par un juge d'instruction dans la journée du lundi 6 mai. Selon la plaignante, une étudiante norvégienne retrouvée en état de choc, les faits se seraient produits au sein d'une caserne du XIVe arrondissement après une soirée alcoolisée.

Six des huit pompiers de la caserne Plaisance, dans le 14e arrondissement de Paris, qui avaient été mis en garde à vue ce week-end dans le cadre de l'enquête en flagrance ouverte par le parquet pour viols en réunion, ont été placés sous le statut de témoin assisté ce lundi après-midi par le juge d'instruction, a appris LCI de source judiciaire. Ils ont ensuite été remis en liberté. L'information judiciaire est également ouverte pour non empêchement de crime. 

Le statut de témoin assisté est intermédiaire entre celui de mis en examen et de témoin. A ce stade, le juge estime qu'il n'existe pas d'"indices graves ou concordants" à l'encontre des personnes concernées. L'enquête, qui se poursuit sous l'autorité du magistrat instructeur, devra déterminer leur degré d'implication exacte. 

D'après les premiers éléments, trois des huit hommes interpellés dans un premier temps ont expliqué être sortis dans un bar du 6e arrondissement pour le pot de départ d'un de leur collègue en début de soirée. C'est là qu'ils ont fait la connaissance d'étudiantes norvégiennes. Selon les déclarations des pompiers, la soirée s'est ensuite poursuivie dans un autre bar avant que certains d'entre eux - accompagnés de trois jeunes femmes - ne reviennent vers 4h du matin à la caserne. 

Suspendus dans l'attente des résultats de l'enquête

Une des étudiantes aurait alors eu une relation sexuelle consentie avec un des pompiers après quoi elle se serait fait violer par plusieurs d'entre eux dans une chambre de la caserne. Les pompiers affirment au contraire que les relations sexuelles suivantes étaient également consenties. La jeune fille a été retrouvée - en état de choc - par une de ses amies. La chambre où se sont déroulés les faits a été placée sous scellé et sous surveillance, pour des investigations de police technique et scientifique.

Le porte-parole des Pompiers, Gabriel Plus a affirmé au Parisien qu'à l'issue de leur garde à vue les pompiers devraient être suspendus "pour faciliter l’enquête de commandement, déjà diligentée", a-t-il déclaré. "Si les soupçons de viols sont avérés nous ferons preuve de la plus grande fermeté" a-t-il prévenu, dénonçant, si les faits sont avérés, des "agissements (...) contraires aux valeurs défendues par les sapeurs pompiers de Paris". 

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