Ado tué à l'arme blanche aux Lilas : trois adolescents écroués pour "assassinat"

Police

JUSTICE - Trois adolescents, âgés de 14 et 15 ans, ont été placés en détention provisoire ce mercredi pour "assassinat en bande organisée" après la mort de Kewi, un lycéen 15 ans, poignardé aux Lilas la semaine dernière. Ce fait divers serait intervenu dans un contexte de "conflit de quartiers".

Il pourrait s'agir d'une rixe entre bandes rivales. Trois adolescents ont été placés en détention provisoire ce mercredi 9 octobre pour "assassinat en bande organisée" après la mort de Kewi, un lycéen 15 ans, poignardé aux Lilas la semaine dernière, a appris l'AFP auprès du parquet de Bobigny. Les trois adolescents, âgés de 14 et 15 ans, avaient été mis en examen dimanche, mais avaient demandé un délai pour préparer leur défense concernant leur placement en détention provisoire.

Le jeune Kewi avait été mortellement poignardé le 4 octobre dernier, à l'entrée du stade municipal des Lilas, en Seine-Saint-Denis, sous les yeux des élèves qui participaient au même moment à un cours d'EPS. La victime, originaire de la ville voisine du Pré-Saint-Gervais et scolarisée dans un lycée d'Aubervilliers, se trouvait dans un groupe de quatre jeunes auquel en voulaient les trois mis en cause dans un contexte de "conflit entre quartiers", selon une autre source proche du dossier. 

Un couteau découvert près des lieux de l'agression

"Le placement en détention de mon client, qui a 15 ans et n'a aucune mention à son casier judiciaire, est clairement motivé par le contexte de rivalité de bandes", a déclaré à l'AFP, Antoine Van Rie, l'avocat du principal suspect, soupçonné d'avoir porté les coups de couteau mortel.

En vidéo

ARCHIVE - Rixes entre bandes rivales : de plus en plus d'affrontements

Mardi, la quasi-totalité des enseignants du collège Marie-Curie et du lycée Paul-Robert, voisins des lieux de l'agression, ont cessé le travail après la découverte d'un couteau à proximité du collège. Des personnels du collège devaient être reçus par des représentants de l'Éducation nationale. Dans un communiqué, les enseignants de Paul-Robert ont réclamé "la sécurisation des installations sportives" ou encore "le classement d'urgence de leur lycée en zone prévention violence". Ils dénoncent une insécurité persistante, un an après la mort d'un autre jeune, un collégien de 13 ans, décédé après une rixe entre jeunes.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter