Affaire de "viol" entre élèves de maternelle à Paris :  une réunion pour tenter de rassurer les parents

Affaire de "viol" entre élèves de maternelle à Paris : une réunion pour tenter de rassurer les parents

Police
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VIOLENCES - Une "main courante" a été déposée au commissariat du XIIIe arrondissement de Paris pour une affaire de "viol en réunion" présumée entre enfants de 4 ans. Une réunion avec les parents, la mairie et la communauté éducative a eu lieu ce vendredi.

C'est une affaire qui risque d'être difficilement qualifiable juridiquement. La brigade des mineurs de Paris a été saisie récemment pour une affaire de "viol en réunion" présumé, qui impliquerait des enfants âgés de 4 ans, élèves en moyenne section de maternelle dans le XIIIème arrondissement de Paris. 

Selon Le Parisien,  une personne a déposé, en début de semaine, une "main courante" au commissariat du XIIIème arrondissement de Paris affirmant qu'une fillette de 4 ans aurait été victime de "viol" mi-septembre dans la cour d'une école maternelle. Isolée par trois autres élèves sous une structure de jeu, elle aurait été déshabillée avant de subir une "pénétration digitale". 

"Phénomène de groupe"

La petite fille aurait subi, à deux reprises, l'année dernière le même type d'agression par deux autres camarades. Interrogée par LCI, Marie Derain, secrétaire générale du Conseil national de la protection de l'enfance, estime que "ces événements semblent se produire plus fréquemment qu’avant. "  Selon elle, c'est "typiquement l’âge de l’exploration du corps de l’autre, tout en insistant sur le "phénomène de groupe". Reste à savoir selon elle "comment nous allons pouvoir répondre de façon éducative, et comment nous allons aborder ce sujet dans les classes et avec les équipes".


Marie Derain précise toutefois que "dans ces cas-là, les poursuites pénales sont rarissimes". Pour Laurent Boyet, capitaine de police et auteur du livre "Tous les frères font comme ça", il faut qu'une plainte soit déposée afin qu'une enquête permette de "comprendre ce qui a pu se passer dans l’entourage, à  l’école, ou dans l’environnement proche et ayant pu entraîner des garçons si jeunes à pratiquer ce type de violences."

"Ce que nous voulons, c'est retrouver la quiétude"

Pour répondre aux questions des parents de l'école, une réunion a eu lieu ce vendredi 12 octobre sous l’égide de la mairie du XIIIème et en présence, notamment, de psychologues. Jérôme Coumet,  maire (PS) de l’arrondissement parisien, explique ainsi à LCI que "l’objectif de la rencontre était d’expliquer aux parents que rien n’avait été planqué sous le tapis".  "Il  y a  des procédures à suivre et nous l’avions fait. La Crip [Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes] avait été avertie dès le lendemain du signalement. Et c’était à eux de recueillir les informations et de saisir la justice si besoin."


"On ne parle pas d’enfants de quatre ans comme si c’était des adultes,  ce sont des tous petits !" rappelle-t-il, critiquant l'utilisation du terme "viol en réunion".  "Ce que nous voulons c’est retrouver la quiétude, pour que les enfants ne soient pas dans un environnement qui est brusquement bousculé" conclut le maire. Et de se vouloir rassurant : "Aujourd’hui, il n’y au aucune alerte dans l’école, rien ne montre que les choses se passent mal."  

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