Dupont de Ligonnès : comment avons-nous travaillé ?

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L'énigme Dupont de Ligonnès

PROCESS - Il a fallu attendre le samedi 12 octobre que les résultats ADN tombent pour avoir la certitude que l'homme arrêté la veille à Glasgow, n'était pas Xavier Dupont de Ligonnès. Ce nouveau signalement s'ajoute aux nombreux autres qui, depuis 2011, jalonnent l'enquête. Mais il diffère par l'écho donné à cette annonce qui, finalement, s'est révélée erronée. Nous vous expliquons comment, à LCI, nous avons traité cette information.

L'homme arrêté à la descente d'un vol Paris-Glasgow n'était donc pas Xavier Dupont de Ligonnès. Plusieurs heures se sont écoulées entre l'annonce, vendredi soir, de l'arrestation du fugitif le plus recherché de France depuis 2011, et son infirmation, ce samedi 12 octobre, aux environs de 12h50. 

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21h07, LCI passe en édition spéciale

Vendredi soir, sur la base d'une information obtenue auprès de cinq sources, de niveaux hiérarchiques différents, le quotidien Le Parisien publie sur Twitter à 20h42 un lien vers l'article annonçant l'arrestation de Dupont de Ligonnès. Prudents, plusieurs médias - dont LCI - sollicitent alors leurs propres sources. Selon nos informations, les enquêteurs français ont effectivement reçu une alerte tardive sur la présence d'un individu suspect à Roissy, ils ont alors décidé d'en aviser Interpol. Cet homme a bien été appréhendé dans l'après-midi par les services écossais à Glasgow. 

Ce n'est qu'au moment de la confirmation obtenue par les journalistes de notre service police-justice, à laquelle s'ajoute celle de l'AFP publiée à 21h01, que notre antenne bouscule ses programmes et passe en édition spéciale. En parallèle, le site déclenche un suivi de cette affaire en direct, il est alors 21h07. En plateau, nos journalistes se tiennent au courant des avancées, à 23h30, le présentateur, Damien Givelet, rappelle qu'il faut prendre cette annonce avec précaution. Des premiers doutes commencent à naître dans la soirée quand le procureur de Nantes dans un communiqué appelle à la prudence.

12h55, la comparaison ADN tombe

Positionnés à Limay (Yvelines), à l'adresse qui figure sur le passeport présenté par l'homme suspecté d'être Xavier Dupont de Ligonnès, nos envoyés spéciaux font alors remonter les réactions du voisinage. Samedi, dans la matinée, les premiers reportages tournés dans la petite ville des Yvelines sont diffusés. Voisins, amis... ils se montrent circonspects à l'idée que cet homme, que certains connaissent depuis trente ans, puisse être l'auteur présumé du quintuple assassinat commis à Nantes il y a huit ans. 

Peu avant 11h, nous obtenons la confirmation que les empreintes digitales, présentées par la police écossaise comme correspondant à celles de Dupont de Ligonnès, ne sont que partielles. Nous expliquons alors que la prudence est de mise, jusqu'à ce que nous apprenions - il est alors près de 12h55 - que la comparaison de l’ADN de l'homme détenu à Glasgow et celui dont disposent les enquêteurs français dépêchés en Ecosse, est négative. L'AFP, à son tour, publie cette information : l'homme, originaire de Limay et qui vit désormais une partie de son temps en Ecosse, "n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès". Ce résultat, implacable, met un point final à une des nombreuses pistes qui, depuis la disparition de celui que l'on surnomme "XDDL" en avril 2011, jalonne cette enquête hors normes qui passionne la France. 

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