Affaire Pilarski : trois mois après le drame, les images du chien d'Elisa, Curtis, placé à l'isolement

Affaire Pilarski : trois mois après le drame, les images du chien d'Elisa, Curtis, placé à l'isolement

ENQUÊTE – Élisa Pilarski est décédée le 16 novembre dernier après avoir été mordue par des chiens alors qu'elle promenait un de ses siens, Curtis, en forêt de Retz à Saint-Pierre Aigle dans l'Aisne. Ce molosse a depuis été placé à l'isolement dans une fourrière depuis le drame. Il est soupçonné, comme d'autres chiens qui participaient à une chasse à courre ce jour-là, d'avoir tué la jeune femme. Des prélèvements ADN et salivaires ont été effectués sur 67 chiens mais les résultats demeurent, trois mois après le drame, inconnus.

Les interrogations sont toujours sans réponses et l'attente est désormais très longue pour les proches de la victime. Trois mois après la mort d'Elisa Pilarski, le mystère reste en effet entier. Le 16 novembre 2019, la jeune femme âgée de 29 ans enceinte de six mois promenait son chien Curtis en forêt de Retz au niveau de la commune de Saint PIerre Aigle dans l'Aisne. 

A 13h19, son compagnon Christophe Ellul a indiqué avoir reçu un appel de sa compagne, qui lui disait qu'elle était attaquée par des chiens. A son arrivée sur place, l'ami d'Elisa dit avoir eu du mal à la localiser. Après s'être enfoncé dans la forêt à la recherche d'Elisa, il croise des chasseurs du Rallye de la passion et leurs canidés dans les bois. Puis, Christophe Ellul dit avoir ensuite retrouvé son chien Curtis, avant d'apercevoir quelque chose, au fond d'un ravin. Ce qu'il croyait être "'un tronc" est en réalité sa femme, dont le corps a été dévoré par des chiens et le crâne "scalpé", selon ses mots. 

L’autopsie réalisée à l’institut médico-légal de Saint-Quentin a permis de déterminer que le décès s'était produit entre 13 heures et 13 heures 30 et avait pour origine une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'à la tête, certaines morsures étant ante mortem et d'autres post mortem. Des prélèvements ADN et salivaires ont été depuis effectués sur 67 chiens, les 62 du Rallye de la passion, dont 21 participaient à la chasse à courre ce jour-là et les 5 chiens appartenant à Elisa et son compagnon, dont Curtis. 

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Depuis, deux  thèses divisent l'opinion, sur les réseaux sociaux notamment. Elisa Pilarski a-t-elle été tuée par les chiens de chasse à courre ou par son propre chien Curtis? Son compagnon Christophe Ellul a toujours défendu Curtis, estimant impossible que "leur chien" ait pu tuer Elisa. Il est certain que les chiens de la chasse à courre sont seuls responsables. Les chasseurs, eux, affirment le contraire. D'une part, aucun des 21 chiens de la chasse ne présentait, selon eux, de blessures après l'événement ce jour-là ou de traces de sang. D'autre part, l'horaire ne coïnciderait pas.

Alors que beaucoup misent sur les résultats des prélèvements salivaires et ADN, on apprenait la semaine dernière que ces derniers n'avaient toujours pas été analysés. Le devis du laboratoire, d'un montant de 200 000 euros environ, étant jugé trop cher. Un nouveau devis serait en cours. 

Curtis, lui, est toujours dans ce chenil municipal. Il ne peut ni sortir, ni voir son maître. Christophe Ellul dénonce le maintien de son chien dans le chenil, indiquant que Curtis, déjà traumatisé par les événements du 16 novembre, est en train de devenir "fou" à rester enfermé. 

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