Affrontements entre bandes rivales : l'Île-de-France en première ligne

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VIOLENCES - Depuis janvier, une dizaine de jeunes seraient morts lors d'affrontements entre bandes rivales. Ce phénomène grandissant, et de plus en plus violent, se concentrerait en Ile-de-France selon un rapport des services de police.

Les violences entre bandes de jeunes, un phénomène spécifiquement francilien ? C'est en tout cas ce que laissent entrevoir les chiffres des services de police sur cette question. Depuis quelques jours, les altercations extrêmement violentes entre jeunes des quartiers de Sarcelles, des Lilas, mais aussi à Paris ont jeté une lumière crue sur ces phénomènes à l'issue bien souvent dramatique. Dernièrement, c'est un adolescent de 16 ans qui est mort à Paris, après une rixe ayant opposé deux bandes du 19e et du 20e arrondissement de la capitale. Le jeune homme est décédé d'une hémorragie après avoir été poignardé. 

Les chiffres que LCI a pu consulter comptabilisent 159 affrontements entre le mois de janvier et d'août, en hausse par rapport à l'année précédente. 91 % se sont produits en Île-de-France. Dans 60 % de l'ensemble des faits, les personnes identifiées sont mineures.

Une dizaine de morts depuis janvier

En 2017, 218 affrontements ont fait 204 blessés et un mort. Mais cette année, le bilan est bien plus sombre. Depuis janvier, ces bagarres auraient fait une dizaine de morts. Une recrudescence tragique qui pourrait s'expliquer par une augmentation de la présence d'armes lors des altercations. 

Des états généraux pour trouver des solutions

Début octobre, des états généraux sur ce phénomène se tenaient à Paris. L'occasion pour les services de police, mais aussi la Ville de Paris et le recteur de l'Académie de Paris de chercher des solutions. Des premières mesures avaient été prises durant cette réunion, notamment celle de signaler aux services sociaux tout affrontement, en précisant les noms de tous les participants identifiés, auteurs ou victimes, pour permettre aux services sociaux "d'intervenir et d'aider notamment des parents souvent dépassés à restaurer leur autorité", avait alors expliqué le procureur de la République de Paris François Molins. 

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