VIDÉO - Affrontements à Dijon : retour sur trois jours de violences extrêmes

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SCÈNES DE GUÉRILLA URBAINE - Après trois expéditions punitives menées par des membres de la communauté tchétchène au cours du week-end, les forces de l'ordre restent vigilantes à Dijon, où elles ont encore dû intervenir lundi soir. Retour sur la chronologie des événements.

Un calme relatif est revenu lundi soir à Dijon, après une nouvelle intervention des forces de l'ordre faisant suite à trois jours d’affrontements violents entre des membres de la communauté tchétchène et des habitants d’un quartier populaire du nord-est de la ville. Une enquête pour tentative de meurtre en bandes organisées, dégradations et incitations à la violence a été ouverte. 

Alors qu’une centaine de gendarmes mobiles sont toujours déployés, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s’est rendu sur place mardi matin. Retour sur la chronologie de ces événements.

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Les affrontements ont débuté vendredi soir en plein centre-ville. Munis de battes de baseball et de bars de fer, une cinquantaine d’individus disant appartenir à la communauté tchétchène ont fait une descente dans un bar de nuit, le Black Pearl. "Ça a été un raid bref et intensif avec un grand nombre de personnes qui ciblaient un établissement bien précis", relate face aux caméras de TF1 le gérant de l’établissement voisin, Richard Texeira, dans la vidéo en tête de cet article.

Leur cible ? Des habitants du quartier sensible des Grésilles dont ils disaient vouloir se venger. "Le départ de l’affaire, c’est un mineur qui aurait été agressé violemment, roué de coups avec une arme de poing qu’on aurait enfoncé dans sa bouche pour le menacer. A partir de ce moment-là, la communauté tchétchène s’est sentie agressée et a décidé de faire sa loi et de venir agresser la communauté maghrébine de Dijon", explique Stéphane Ragonneau, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police.

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Retour sur les trois jours de violences à Dijon

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Les riverains inquiets à Dijon suite aux violences de ces derniers jours

Samedi dans la journée, en réaction à ce raid, une cinquantaine d’hommes munis d’armes de guerre et cagoulés tirent en l’air et détruisent une par une les caméras de vidéo-protection. Ils se préparent à en découdre, à protéger leur quartier. Sur les réseaux sociaux, un appel est lancé au sein de la communauté tchétchène pour que ses membres, nombreux à Dijon, viennent sur place. L'appel est entendu et des affrontements éclatent en début de soirée. Un homme, gérant d'une pizzeria, est grièvement blessé par balles.

Une troisième expédition punitive a encore été organisée dans la nuit de dimanche à lundi. Des Tchétchènes reviennent, ils sont près de 200, cette fois-ci. Sur les réseaux sociaux, la vidéo d'un véhicule roulant à vive allure et buttant sur un talus devant un attroupement d'hommes cagoulés, avant de se retourner, a été largement relayée depuis lundi matin. Les deux personnes à bord ont été grièvement blessés. 

Lundi, le maire socialiste sortant de Dijon, François Rebsamen, a dénoncé le manque de moyens policiers au cours du week-end. Dans la soirée, quelques poubelles et une voiture ont été incendiées, plusieurs individus armés ont également tiré plusieurs fois en l'air. Des renforts ont été déployés pour sécuriser les lieux. Selon la police, contrairement aux autres soirs, les membres de la communauté tchétchène n’étaient pas présents. 

Dijon compte trois quartiers sensibles : les Grésilles, Chenove, où des voitures ont brûlé la nuit dernière, et enfin Fontaine d’ouche, le plus gros et le plus sensible des trois. "Il ne s’est pas encore réveillé. On a peur que cela arrive", explique un commissaire de police. D’où cette surveillance accrue, sur le terrain mais aussi sur les réseaux sociaux. C’est en effet depuis ces canaux qu’ont été lancés les appels à ces rassemblements violents

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