Agressée au parloir par un détenu à qui elle venait d’annoncer qu’elle le quittait, une femme entre la vie et la mort

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VIOLENCES CONJUGALES - Une femme a été agressée par son compagnon au parloir de la prison de Réau, en Seine-et-Marne, après lui avoir annoncé qu'elle le quittait. Transportée en urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, elle souffre d'un traumatisme crânien.

la scène s'est déroulée au parloir de la prison de Réau. Ce samedi, une femme originaire de la région de Strasbourg vient rendre visite à son ex-compagnon, pensionnaire du centre pénitentiaire du Sud Francilien, en Seine-et-Marne, aux alentours de 15h15. Mais la situation, soudain, bascule dans la violence, comme le raconte Le Parisien. L'individu, qui purge une peine de 7 ans de prison, s'en prend à celle qui vient lui rendre visite. Selon Le Parisien, il s'agit de son ex-petite amie. Elle venait lui annoncer qu'elle le quittait. Le syndicat Force Ouvrière du Centre pénitentiaire de Réau rapporte que l'individu aurait sauté à pieds joints sur la tête de sa victime, à plusieurs reprises.


Le personnel de la prison de Réau est rapidement intervenu et a prodigué les premiers soins à la victime, avant d’appeler les secours. "Les surveillants ont entendu du bruit et sont allés voir, c'est  alors qu'il ont découvert l'agression", a indiqué une source pénitentiaire à l'AFP. La jeune femme, âgée de 27 ans, souffre d'un traumatisme crânien et se trouve dans un état grave Elle a été héliportée en urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Selon FO, son pronostic vital était engagé samedi soir. 

Les syndicats réclament une brigade parloir dédiée

Selon le secrétaire local FO,  l'agresseur aurait justifié son acte au motif qu'il avait été "trompé" . L'organisation syndicale a appelé à "mettre en place une brigade parloir dédiée". "Force Ouvrière apporte tout son soutien à l’ensemble des collègues qui ont assisté à cette sanglante scène et demande une prise en charge psychologique immédiate", a écrit le bureau local, dans un communiqué publié ce samedi. 

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