Agression au couteau à Villeurbanne : les dernières informations après la conférence du procureur de la République

Agression au couteau à Villeurbanne : les dernières informations après la conférence du procureur de la République

AGRESSION - Une personne est décédée et huit autres ont été blessées dont trois grièvement samedi vers 16h30 à Villeurbanne après une attaque au couteau à la sortie d'une station de métro. L'auteur présumé a été interpellé et placé en garde à vue. Celle-ci a été levée ce lundi après-midi. Le suspect est actuellement déféré devant des magistrats du parquet de Lyon, en vue de sa mise en examen. Voici ce que l'on sait.

Un homme a agressé des passants à coups de couteau samedi vers 16h30 à Villeurbanne, près de Lyon. Les faits se sont déroulés à la sortie de la station de métro Laurent Bonnevay, dans la commune de Villeurbanne. En plus d'un couteau, l'individu était également armé d'une broche de cuisine. Il a  tenté de prendre la fuite avant d'être rattrapé par des témoins et des agents TCL, la régie des transports publics à Lyon. Il a alors jeté ses armes avant d'être interpellé et placé en garde à vue. Celle-ci a été levée lundi en fin d'après-midi. Le suspect est actuellement déféré devant des magistrats du parquet de Lyon, en vue de sa mise en examen, fait savoir une source judiciaire à LCI. 

Le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret avait salué dimanche le "courage" de ces "gens  qui ont quand même pris leurs responsabilités". Le procureur de la République de Lyon avait lui donné de nouveaux éléments concernant notamment le profil de l'agresseur présumé et les victimes. 

Les victimes

Une personne est décédée des suites de ses blessures. Il s'agit d'un homme âgé de 19 ans originaire de la région qui se rendait au festival Woodstower organisé à Miribel-Jonage. Huit autres personnes ont été blessées, dont trois plus gravement. Deux d'entre elles demeurent toujours hospitalisées dimanche mais plus aucune un pronostic vital engagé. 

D'après un témoin contacté par LCI, certains passants se sont réfugiés dans un bus au moment de l'attaque. Une vingtaine de personnes - très choquées - ont également été prises en charge. La préfecture a mis en place dès samedi soir un centre d'accueil  des victimes et de leurs familles dans une salle de la mairie du 8e  arrondissement. 

Le procureur de Lyon a expliqué qu'une quarantaine de personnes ont été prises en charge par la cellule psychologique du centre d'accueil des victimes. Onze d'entre elles ont déposé plainte. Un centre d'accueil des famille a été ouvert. Un numéro vert a été mis en place pour toutes les personnes nécessitant une aide : 0800 970 169 

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L'agresseur

Selon nos informations, l'agresseur présumé est âgé de 33 ans. Il s'agirait d'un demandeur d'asile de nationalité afghane, qui n'avait pas de papiers sur lui. Il vit en France depuis plusieurs années. Ses papiers de demandeur d'asile sont en règle : il est titulaire d'une carte de séjour temporaire. Son identité n'est cependant pas encore confirmée à 100%. II a en effet donné 3 identités et âges différents. 

La perquisition réalisée samedi soir au foyer pour réfugiés où il résidait n'a rien donné. Les enquêteurs n'ont trouvé aucune trace ou élément permettant de prouver une radicalisation. Son examen psychiatrique est en cours. Depuis le début de sa garde à vue,  il tient des propos confus et incohérents, selon le procureur. "Il indiquait être musulman et avoir entendu des voix insulter Dieu et lui donnant l'ordre de tuer. Ses propos demeuraient incohérents et confus", précise ce dernier. L'assaillant a été examiné par un expert psychiatre qui évoque "un état psychotique envahissant et délire paranoïde".

Les résultats des examens toxicologiques réalisés après les faits ont indiqué qu'il était consommateur de cannabis. 

Au début de l'attaque, la présence d'un second agresseur a été évoquée avant que cette piste ne soit finalement écartée. 

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La piste terroriste pas retenue

Une enquête a été ouverte pour assassinat et tentatives d'assassinat. Elle a été confiée à la police judiciaire de Lyon. On ne connait pas, à ce stade de l'enquête, les motivations de l'agresseur. Le parquet national anti-terroriste ne s'est pas saisi de cette affaire, selon le procureur qui précise que l'enquête se poursuit en lien avec le procureur de Paris. Une information sera ouverte demain, indique ce dernier. 

Des réactions politiques qui font polémique

Les élus locaux n'ont cessé d'appeler à la prudence depuis samedi face à  des motivations encore inconnues, l'élue d'opposition de Villeurbanne,  Emmanuelle Haziza, appelant notamment à être "unis face à l'horreur". "Les informations qu'on a à ce stade montreraient que c'est plutôt un acte  isolé d'une personne qui était en recherche d'asile, venant d'un pays très  éloigné de la France, l'Afghanistan, peut-être qui a vécu des choses terribles  sur son voyage ou là-bas, et qui n'a peut-être pas supporté beaucoup de choses et qui rentre dans une crise de démence", a avancé Bruno Bonnell, député LREM  du Rhône sur LCI. A droite et à l'extrême-droite, la nationalité de l'auteur présumé n'a pas  manqué de faire réagir. "La naïveté et le laxisme de notre politique migratoire  menacent gravement la sécurité des Français!", a écrit la présidente du  Rassemblement national Marine Le Pen sur Twitter.

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Villeurbanne : le député LaREM Bruno Bonnell dénonce la "scandaleuse récupération de l'extrême droite"

"Il y en a assez de faire preuve de mansuétude avec des 'fous' qui  ressemblent quand même beaucoup à des terroristes. Que la France demande à la  justice afghane de régler elle-même le cas de son ressortissant!", estimait  pour sa part Julien Aubert, candidat à la présidence de Les Républicains.

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