Agression de policiers à Herblay : le suspect mis en examen pour "tentative de meurtre"

Agression de policiers à Herblay : le suspect mis en examen pour "tentative de meurtre"
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JUSTICE - L'un des trois suspects de l'attaque contre deux policiers le 7 octobre à Herblay (Val-d'Oise), a été mis en examen mardi pour "tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "détention d’arme prohibée en réunion", selon une source judiciaire à LCI. Il a été placé en détention provisoire.

L'un des trois suspects de l'attaque contre deux policiers le 7 octobre à Herblay (Val-d'Oise), a été mis en examen mardi pour "tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "détention d’arme prohibée en réunion", selon une source judiciaire à LCI. Il a été placé en détention provisoire.

Cet homme de 28 ans s'était rendu vendredi à la police à Versailles. Il affirme avoir été sur les lieux de l'agression avec deux autres hommes très alcoolisés qui se seraient déchaînés sur les deux fonctionnaires. Pendant sa garde à vue, le suspect a contesté avoir incité ses complices à agresser les policiers, réfutant également avoir fait usage d'une arme à l'encontre des fonctionnaires, a indiqué son avocate Me Marie-Cécile Nathan.

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Les deux enquêteurs toujours hospitalisés

Au terme d'une garde à vue de 96 heures, le parquet a requis son placement en détention provisoire, précisant que les deux enquêteurs de la police judiciaire sont toujours hospitalisés. L'état de santé du brigadier, le plus grièvement blessé, restait stable mardi. Les deux autres suspects sont toujours recherchés.

Membres de la police judiciaire de Cergy-Pontoise, les deux victimes, âgées de 30 et 45 ans, ont été attaquées alors qu'elles se trouvaient dans une voiture banalisée en surveillance dans une zone industrielle d'Herblay mercredi autour de 22h30. Ils ont tous deux étés roués de coups au sol, notamment au visage et à la tête. Puis leurs agresseurs ont dérobé leurs armes avant de leur tirer dessus à bout portant. Le plus jeune des policiers, touché par quatre balles, a été le plus gravement atteint.

Cette attaque a suscité l'indignation de l'exécutif qui a condamné un acte d'une "grande sauvagerie" ayant "pris pour cible la République". Ces policiers ont été "massacrés" avec, "selon toute vraisemblance, la claire intention de tuer", avait dénoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Un "massacre" qui a mis en colère les syndicats de policiers : ces derniers doivent se réunir ce mardi en fin d'après-midi par visioconférence avec le ministre de l'Intérieur, avant d'être reçus jeudi par Emmanuel Macron.

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