Agression homophobe, insultes racistes, islamophobie... Les dérapages du mouvement des gilets jaunes

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La colère des Gilets jaunes

DÉRAPAGES - En marge de la mobilisation nationale du 17 novembre, plusieurs agressions ont été rapportées, notamment à Cognac, Saint-Quentin et Bourg-en-Bresse. Deux femmes, une noire, l'autre voilée, ont ainsi été prises à parti ainsi qu'un élu qui se rendait au supermarché avec son compagnon.

Tout au long du week-end, la cohabitation entre les gilets jaunes bloquant les routes et les automobilistes dans la hâte a été difficile. Au point de donner lieu, samedi notamment, à de nombreuses altercations virant parfois à l'agression raciste ou homophobe. Des dérapages rapportés dans la presse locale. 

A Saint-Quentin, dans l'Aisne, des manifestants qui bloquaient un rond-point ont ainsi contraint une femme qui n'avait pas de gilet jaune à retirer son voile, rapporte Le Courrier Picard. Informé de l'incident, l'un des organisateurs a jugé la situation "pas normale", s'engageant à lever le blocage dans la foulée.

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A Cognac, c'est une conductrice noire qui a été la cible de comportements racistes, essuyant des insultes telles que "retourne chez toi, retourne dans ton pays" ou encore "L'histoire des Noirs, on ne veut plus entendre parler de ça !". La scène a été filmée  et relayée par La Charente libre. Sur la vidéo pour le moins éloquente, on voit des "gilets jaunes" repousser violemment l'automobiliste, elle aussi énervée. 

Alors que les organisateurs "dénoncent ces propos et s'en désolidarisent", la préfecture de la Charente a annoncé sur Twitter que la police nationale procédé à un signalement au procureur de la République d'Angoulême dans la foulée. A lui désormais de trancher sur les suites judiciaires à donner à cette affaire.

Coups de poing et des coups de pied

A Bourg-en-Bresse, un conseiller municipal qui se rendait en voiture au supermarché avec son compagnon a, lui, été victime d'"une violente agression", rapporte La Voix de l'Ain. Les manifestants qui bloquaient l'accès de la grande surface, ont tenté d'extraire du véhicule les deux hommes qui cherchaient tant bien que mal à avancer. 

Sur les photos de la voiture postées par l'élu sur les réseaux sociaux, on distingue les feux arrière, rétroviseurs et pare-brise arrière détruits. Victime de coups de poing et des coups de pied, ce dernier a annoncé qu'il portait plainte. Sur Twitter, SOS Homophobie et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ont apporté leur soutien aux deux victimes.

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