Ardèche : un chasseur tue un chiot parce qu'il risquait d'effrayer le gibier

Police

FAIT DIVERS - Alors que la saison de la chasse s'est ouverte ce dimanche, un jeune chasseur de 22 ans est soupçonné d'avoir délibérément tué un chiot, le 26 août, en Ardèche. Le tireur, qui aurait reconnu les faits selon Le Dauphiné, aurait eu peur que le chiot n'effraie son gibier. Il sera jugé le 14 février pour "acte de cruauté envers un animal domestique".

Abattu pour avoir aboyé. Tel est le destin qu'a connu Kinder, un border collie de quatre mois, abattu par deux tirs de carabine le 26 août, à Saint-Agrève, en Ardèche, comme le rapporte le Dauphiné Libéré dans son édition de samedi. Le tireur présumé, un chasseur de 22 ans, a été interpellé avant d'être entendu par les gendarmes, à qui il a tenté d'expliquer son geste. Selon lui, le chiot, qui se baladait dans un bois, aboyait trop fort et risquait d'effrayer son gibier, à l'approche de l'ouverture de la saison de la chasse. Le tireur serait alors rentré chez lui pour chercher sa carabine, avant de faire feu par deux fois sur l'animal.

Le propriétaire du chiot, un agriculteur de 66 ans, a lui entendu l'animal hurler après le premier coup de carabine, juste avant le second, qui réduisit le chiot au silence. Il s'est alors mis à la recherche de l'origine des tirs, avant de trouver sur sa route la voiture du chasseur. Pour éviter sa fuite, l'agriculteur a alors bloqué la route à l'aide de son tracteur. C'est finalement son épouse qui aurait réussi à identifier le jeune chasseur, avant l'arrivée des gendarmes, rapporte encore le Dauphiné.

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Malgré un jugement en février, le tireur conserve son permis de chasse

Ce drame est intervenu fin août, soit avant l'ouverture de la saison ce dimanche. C'est la raison pour laquelle les gendarmes ont écarté l'hypothèse d'un accident de chasse. Le tireur sera jugé le 14 février pour "acte de cruauté envers un animal domestique". Sa carabine, utilisée pour abattre le chiot, a été saisie, mais son permis de chasse, lui, n'a pas été suspendu. L'auteur présumé conserve également son droit de porter une arme.

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