Armes, missions, effectif... : que nous apprend Anne Hidalgo sur sa future police municipale

Police

PARIS - La mairie de Paris va créer une police municipale en 2020. Ces effectifs seront armés de matraques et de gaz lacrymogènes.

Des policiers municipaux à Paris. C'est la volonté de la maire de Paris Anne Hidalgo. La mesure, qui sera présentée lors du prochain conseil de Paris le 4 février prochain, prévoit donc de créer une police municipale en 2020 munie de matraques "Tonfa". Cette arme est "non létale" mais considérée comme dangereuse, viserait, selon la mairie, à "lutter contre les infractions du quotidien".

Les policiers municipaux devraient atteindre le nombre de 3.400 agents (grâce au recrutement de 200 agents dans les deux mois à venir) et seront également munis de gaz lacrymogène et de gilets tactiques. Un temps évoqué, le "Taser" ne fera finalement pas partie de l'équipement de ces agents. Des caméras-piétons complètent l'équipement.  

Un dispositif qui est loin d'être nouveau dans les grandes villes. "Je fais le même choix que les maires de Bordeaux ou de Londres qui n’ont pas de police municipale armée. Les agents auront des matraques et des bombes lacrymogènes, qui permettent de garantir un certain nombre d’interventions pour lesquelles cette police est mobilisée. Mais pas d’arme à feu", a affirmé Anne Hidalgo dans un entretien au Parisien.

Pour quelles missions ?

Hausse des cambriolages, agressions, vols, présence de toxicomanes dans certains quartiers ou trafic de drogues : face aux nombreux problèmes, la maire de Paris avait demandé en juillet un audit sur la sécurité dans la capitale, jusqu'alors assurée par les militaires de l'opération Sentinelle et les agents de la Préfecture de police. Ces derniers, au nombre de 15.000, poursuivent leurs missions de maintien de l’ordre public, de lutte contre les trafics, les agressions et les vols, de lutte contre la délinquance et contre la menace terroriste. 

La nouvelle Police municipale, elle, doit garantir la propreté des rues, veiller à "la tranquillité publique" dans les rues et espaces verts de la capitale, ou encore "assurer la sécurité routière (stationnement gênant, respect des voies de bus, des pistes cyclables, des espaces réservés aux vélos, etc), la sécurité des piétons (refus de priorité, trottinettes électriques, etc) et le respect des normes antipollution (vignettes Crit’air)", détaille la mairie de Paris dans un communiqué. 

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