Attaque près des ex-locaux de Charlie Hebdo : "Il n’y avait aucune présence policière depuis le début du procès"

Attaque près des ex-locaux de Charlie Hebdo : "Il n’y avait aucune présence policière depuis le début du procès"
Police

PARIS - Le journaliste Philippe Hermann, qui travaille pour la société de production Premières Lignes, a assisté à la scène depuis une fenêtre de l'immeuble. Il déplore au micro de LCI l'absence de policiers dans la rue depuis le début du procès.

Peu avant midi, un homme muni d'une arme blanche a blessé deux personnes, un homme et une femme, près des anciens locaux de l'hebdomadaire satirique, dans le 11e arrondissement de Paris. Les deux victimes sont employées par l'agence Premières Lignes, une société de production dont les bureaux se trouvent dans l'ancien immeuble de Charlie Hebdo. Ils étaient en pause cigarette lorsque l'agresseur a surgi.

Le journaliste Philippe Hermann, qui se trouvait dans les locaux de Premières Lignes, a assisté à la scène. "J’ai entendu des cris dans la rue et en me penchant par la fenêtre, j’ai vu notre collaborateur courir pour tenter d'échapper à l’assaillant. Une femme de notre équipe de production était avec lui. Ils discutaient devant la porte de l’immeuble quant ils ont été attaqués par un homme armé d’un gros couteau. Ils ont été frappés très violemment et l'homme a pris la fuite", relate-t-il au micro de LCI.

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Alors que l'assaillant était en fuite, les forces de l'ordre ont quadrillé le quartier. "Toute notre équipe a été évacuée dans un théâtre voisin qui avait déjà accueilli des proches des victimes lors de l’attentat du 7 janvier 2015. Tous le monde est sous le choc face à cette attaque extrêmement violente. On s'interroge sur le fait qu'il n’y a aucune présence policière dans la rue depuis le début du procès", souligne-t-il. L'attaque est survenue dans un lieu symbolique, devant l'immeuble où se trouvaient les locaux de Charlie Hebdo lors de l'attentat du 7 janvier 2015, et au moment même où se déroule le procès.

Paul Moreira, le co-fondateur de l'agence de presse, a indiqué sur LCI qu'il n'avait pas fait de demande de protection particulière due au fait que le siège de Premières Lignes était dans cet immeuble qui "n'est pas n'importe quel endroit et doit être considéré comme particulièrement sensible". Toutefois, alors que se tient le procès des attentats de 2015, "je me dis qu'il peut être malin de mettre quelqu'un qui surveille le lieu" a regretté le journaliste.

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Attaque à l'arme blanche près de l'ex-siège de Charlie Hebdo à Paris

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Attaque à Paris près des anciens locaux de Charlie Hebdo : "Un endroit qui doit être considéré comme particulièrement sensible"

Les victimes ont été transportés à l'hôpital mais leurs vies ne sont pas en danger. Deux suspects ont été placés en garde à vue. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet national antiterroriste (Pnat) pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". L'enquête a été confiée à la police judiciaire parisienne et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

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