Attaque à la préfecture de police : "Aucune exportation de données personnelles d'agents n'a été décelée"

Attaque à la préfecture de police : "Aucune exportation de données personnelles d'agents n'a été décelée"
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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

ENQUÊTE - Deux mois après l'attaque au couteau de la préfecture de police, le personnel vivait dans la crainte que des données personnelles figurent sur une clé USB saisie sur l'ancien bureau de Mickaël Harpon, l'auteur de la tuerie. Une crainte écartée à ce stade, a assuré le préfet Lallement dans un message de service.

C'était une des craintes des milliers de fonctionnaires de la préfecture de police de Paris et plus précisément des dizaines d'employés directement concernés par ces faits. En octobre dernier, après la tuerie perpétrée le 3 octobre dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris par un de ses agents, une clé USB avait été retrouvée sur le bureau de l'assaillant. En explorant son contenu, les enquêteurs avaient découvert des vidéos de propagande du groupe Etat islamique, mais aussi des données et coordonnées personnelles de nombreux policiers. 

Deux mois après cette attaque qui a fait cinq morts dont le meurtrier Mickaël Harpon, le préfet de police Didier Lallement a, selon nos informations, envoyé un message rassurant aux agents, comme il s'y était "engagé" après les événements terribles de début octobre. "En l'état des informations qui  m'ont été communiquées par l'autorité judiciaire, aucun usage anormal de ce support informatique n'a été mis en évidence. Il n'a été décelé en particulier aucune exportation de données personnelles d'agents", écrit ainsi le préfet, qui souhaitait, par ces mots, "rassurer" les hommes et les femmes qui travaillent à la préfecture. 

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Un périple meurtrier de 7 minutes

Le jeudi 3 octobre 2019, entre 12h30 et 13h, muni d'un couteau de cuisine, Mickaël Harpon, informaticien de 45 ans en poste à la préfecture de police de Paris depuis 2003 et récemment converti à l'islam, avait mortellement blessé deux policiers et un agent administratif de la direction du renseignement de la PP, dans deux bureaux au premier étage du bâtiment.

Il s'en était ensuite pris, dans un escalier, à deux femmes : l'une policière, l'autre employée aux ressources humaines. La première a été mortellement blessée, la seconde conduite à l'hôpital où son état de santé n'inspirait plus d'inquiétude. Il est ensuite descendu dans la cour. Là, un policier, en poste depuis seulement six jours, l'a sommé en vain de lâcher son couteau, avant de le blesser mortellement à la tête avec son arme de service. Un autre fonctionnaire avait  été blessé et conduit à l'hôpital, sans pronostic vital engagé. 

Le périple meurtrier de cet homme avait duré 7 minutes. Les investigations se poursuivent pour déterminer les éléments qui ont favorisé cet assaut.

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