Attaque à la préfecture de police de Paris : "Les conditions de sécurité intérieure sont absolues et ne sont pas en cause"

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

SÉCURITÉ - Au lendemain de l’attaque perpétrée au sein de la préfecture de police de Paris par un agent administratif, le préfet Didier Lallement a exclu toute faille de sécurité du bâtiment. Il a par ailleurs indiqué que l’auteur présumé des faits était "habilité secret défense", comme le requéraient ses fonctions.

"La police a été frappée comme elle ne l’a jamais été dans le passé". C'est avec ses mots que le préfet de police de Paris, Didier Lallement a débuté ce vendredi, au lendemain du drame qui s'est déroulé sur l'île de la Cité, sa conférence de presse. 

Alors que les investigations se poursuivent pour tenter de déterminer le mobile qui a poussé Mickaël H. à poignarder plusieurs de ses collègues à l'heure du déjeuner, dont quatre mortellement, le préfet de police a souhaité couper court aux accusations mettant en cause le dispositif de sécurité de la préfecture : "Les conditions de sécurité intérieure sont absolues et ne sont pas en cause." 

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L'assaillant était "en règle"

Au sujet de l'auteur présumé des faits, Mickaël H. 45 ans, Didier Lallement a confirmé qu'il travaillait bien à la préfecture de police depuis plusieurs années. "Cette tragédie est d’autant plus terrible pour nous que cette attaque est survenue à l’intérieur de la préfecture de police et qu’elle a été portée par l’un d’entre nous. C’est un agent administratif, un agent de catégorie C, un agent d’exécution, qui était parmi nous depuis 2003 dans un grade d’adjoint administratif qui exerçait des taches informatiques à la direction du renseignement", a détaillé le préfet. 

"Comme de nombreux agents de cette direction il était bien sûr habilité au secret défense et je ne puis à ce stade que vous confirmer qu’il était en règle avec les obligations inhérentes à ce type d’habilitation", a-t-il insisté.

Didier Lallement n'a pas souhaité donner davantage de détails sur le déroulé du drame, avant et pendant les faits, laissant soin au procureur de la République le soin d'informer la population le moment venu, notamment sur "les conditions du passage à l'acte".  "Notre lucidité de policiers nous amène à n’exclure strictement aucune hypothèse à ce stade", a souligné le préfet. 

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Portiques et badges

"Je voudrais enfin venir sur les questions de sécurité à l’intérieur de la préfecture de police car j’entends depuis 24 heures dire un certain nombre de choses qui me semblent inexactes, véhiculées par des personnes qui manifestement souhaitent mettre en cause le dispositif de sécurité que nous avons", a lancé le préfet rappelant que chaque jour "des milliers de personnes - agents, fonctionnaires et administrés- se côtoyaient dans ce bâtiment" au cœur de Paris. 

"L’ensemble de ceux qui sont extérieurs à l’administration passent sous un portique de sécurité et sont ensuite orientés, après vérification, vers les endroits qu’ils viennent fréquenter. Il en est de même pour les prestataires qui font des travaux à l’intérieur de la préfecture de police. Personne ne peut accéder dans nos locaux sans des conditions strictes d’accès", a ainsi détaillé le préfet. 

"Les locaux à l’intérieur sont évidemment aussi sécurisés. Les personnels concernés ne peuvent accéder à toutes les catégories de locaux. Certains sont ultra-sécurisés, pour ce qui concerne par exemple mon étage, les locaux de la direction du renseignement. Mais pour ce qui concerne d’autres locaux, je pense notamment aux salles de crise que nous avons, il n’est pas possible avec son badge d’y accéder. Seuls les badges habilités permettent d’y accéder" a-t-il poursuivi. 

Pour le Didier Lallement, il n'y a eu aucune faille dans le dispositif jeudi 3 octobre. "Les conditions de sécurité intérieure sont absolues et ne sont pas en cause. A l’évidence, elles ne sont pas en cause pour une raison extrêmement simple, c’est que l’ensemble de notre service visait à interdire une pénétration venant de l’extérieur. Or,  l’attaque a été portée de l’intérieur. C’est la compagnie de garde, qui a cette fonction de veiller aux pénétrations venant de l’extérieur, qui s’est immédiatement portée à l’intérieur du dispositif pour neutraliser l’assaillant".

Didier Lallement a confirmé que le jeune policier qui avait neutralisé l'assaillant était âgé de 24 ans et qu"il était arrivé à la préfecture de police il y a six jours. 

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