Attaque à la préfecture de police : plaintes contre X après des tags "anti-flics" et des appels faisant l'apologie du terrorisme

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

APOLOGIE - Depuis l'attaque de la préfecture de police de Paris, des graffitis en hommage au tueur ont été tagués dans un centre commercial du XIIIe arrondissement de Paris. Plusieurs commissariats d'Île-de-France ont également reçu des appels malveillants pendant lesquels des chants islamistes étaient diffusés en boucle.

Des tags indéfendables et des coups de fil menaçants. Depuis l'attaque au couteau survenue le jeudi 3 octobre à la préfecture de police de Paris, qui a fait cinq morts dont l'assaillant Mickaël Harpon, un agent administratif, c'est le quotidien des forces de l'ordre. Ce week-end, lors de l'occupation du centre commercial Italie 2 par les militants écologistes d'Extinction Rebellion, des inscriptions hostiles aux forces de l'ordre ("Couteau céramique", "Harpon revient, il en manque plein") ou célébrant l'auteur des faits ("RIP Mickaël Harpon"), marqués en lettres rouges ou noires, ont été retrouvées sur les murs de l'enceinte. 

Le parquet de Paris, qui avait ouvert une enquête sur les dégradations commises lors de l'intrusion dans le bâtiment comptant 130 boutiques pendant 17 heures, l'a élargie lundi 7 octobre pour "apologie du terrorisme" après la découverte de ces graffitis. La préfecture de police de Paris, meurtrie par l'attaque, a déposé plainte contre X après l'inscription de ces tags "anti-flics". 

Après les inscriptions hostiles, les forces de l'ordre sont depuis l'attaque la cible de coups de fil malveillants. Plusieurs commissariats de l'agglomération parisienne ont reçu ces derniers jours des appels, précise la PP, dans lesquels des extraits audio de revendication des attentats du 13 novembre ou des chants en français utilisés par Daech ont été diffusés en boucle. Au total, au moins trois commissariats de Seine-Saint-Denis (Drancy, Bobigny, Noisy-le-Sec), trois des Hauts-de-Seine (Asnières-sur-Seine, Vanves, Issy-les-Moulineaux) et un du Val-de-Marne (Saint-Maur) en ont été la cible.

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Dans un communiqué, le syndicat de police VIGI explique qu'il s'agit notamment de la chanson "Ma Vengeance" diffusée par l'État islamique suite à l'attentat de Nice en 2016. "Ma kalash est armée, les civils désarmés, j'élimine des Français, c'est Valls qu’il faut remercier", peut-on entendre dans un enregistrement sonore mis en ligne sur les réseaux sociaux. En réaction à ces appels, le préfet de police a déposé plainte contre X auprès du procureur de la République pour "apologie du terrorisme". 

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