Attaque de Romans-sur-Isère : l'assaillant était "aigri" à cause du confinement

Attaque de Romans-sur-Isère : l'assaillant était "aigri" à cause du confinement
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POLICE - Après l'attaque au couteau survenue samedi 4 avril et qui a fait deux morts dans la Drôme, une troisième personne a été placée en garde à vue dans la soirée. Le suspect, lui, dit ne se souvenir de rien.

Au lendemain de l'attaque au couteau perpétrée en fin de matinée en plein centre de  Romans-sur-Isère (Drôme), les enquêteurs cherchent désormais à comprendre les motivations de l'assaillant et s'il a bénéficié de complicités. Voici les derniers éléments de l'enquête. 

L'assaillant dit ne se souvenir de rien

Trois hommes de nationalité soudanaise sont actuellement en garde à vue au commissariat de Romans-sur-Isère, dont l'auteur de l'attaque. Abdallah A.-O. né en 1987 et réfugié en France depuis juin 2017, a dit aux enquêteurs "ne pas se souvenir de ce qui s'était passé". "A notre connaissance, il aurait agi seul", a indiqué le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez ce dimanche sur France Inter. 

"Aigri" à cause du confinement

Depuis quelques jours, il "ne se sentait pas bien à cause du confinement" lié à l'épidémie de coronavirus, ont rapporté des témoins aux enquêteurs. "Il était assez aigri de la situation", selon ces témoignages concordants rapportés de même source à l'AFP. L'expertise psychiatrique, dont le suspect devait faire l'objet ce dimanche,  a été repoussée.

Deux autres Soudanais gardés à vue

Un deuxième homme, âgé de 28 ans et présenté comme "une de ses connaissances", a été interpellé peu après les faits samedi. Sans antécédents judiciaires, il a été placé en garde à vue, tout comme une troisième personne, interpellée dans la soirée. Âgé de 19 ans selon France Bleu Drôme Ardèche et demandeur d'asile depuis le 2 mars, il s'agit d'un "Soudanais qui résidait dans le même foyer" que le mis en cause, a indiqué le parquet national antiterroriste.

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Cinq blessés, dont deux sortis de l'hôpital

Selon une source proche de l'enquête, deux personnes grièvement blessés au cours de l'attaque étaient en soins intensifs ce dimanche matin mais présentaient un état stable. Une troisième personne était en salle de réveil et deux autres sont sortis de l'hôpital. 

Le PNAT se saisit de l'enquête

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé samedi avoir ouvert une enquête pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Chez lui, des documents "à connotation religieuse" ont été retrouvés par les enquêteurs, ainsi que six téléphone et une clé USB, mais pas de référence à Daesh ou à une autre organisation terroriste. 

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