Assassinat de Samuel Paty : sept personnes déférées, neuf gardes à vue levées, le point sur l'enquête

Assassinat de Samuel Paty : sept personnes déférées, neuf gardes à vue levées, le point sur l'enquête

ENQUÊTE - Sept personnes ont été déférées dans la nuit pour être présentées mercredi à un juge antiterroriste en vue de l'ouverture d'une information judiciaire et d'éventuelles mises en examen, alors que les gardes à vue de neuf autres personnes ont été levées mardi soir. Voici ce que l'on sait sur les investigations.

Démêler les fils, remonter l'histoire, établir les responsabilités. C'est la tâche à laquelle s’attellent actuellement les policiers chargés de l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, ce professeur d'histoire-géographie décapité vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine. 

Dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 octobre, sept personnes ont été déférées pour être présentées ce mercredi à un juge antiterroriste en vue de l'ouverture d'une information judiciaire et d'éventuelles mises en examen, alors que les gardes à vue de neuf autres personnes ont été levées mardi soir, sans qu'elles fassent l'objet de poursuites à ce stade.

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Un collégien entendu pour avoir renseigné le terroriste

La sous-direction antiterroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en charge des investigations, travaillent notamment sur les connexions entre les différents individus placés en garde à vue. 

Ont notamment été entendus par les enquêteurs des proches de l'assaillant, parmi lesquels ses parents, son grand-père et et son petit frère, interpellés à Évreux (Eure). Leur garde à vue a été levée mardi soir.

Egalement interrogés, le père de l'élève qui, dans une vidéo postée sur Facebook, avait appelé à la mobilisation contre le professeur d'histoire, et le prédicateur et militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné ce père de famille au collège pour se plaindre, ainsi que sa compagne.

Selon nos informations, l'assaillant était entré en contact avec le père de famille, leur indiquant dans un message son intention de régler le problème "à sa manière"

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Opérations de police contre la mouvance islamiste

Des opérations de police ont été menées depuis lundi matin contre des membres de la mouvance islamiste, tandis que le ministre de l'Intérieur a demandé lundi soir la fermeture de la mosquée de Pantin, qui a relayé une vidéo dénonçant Samuel Paty. 

Gérald Darmanin a précisé que 51 associations proches de l'"islamisme radical" étaient dans le collimateur des autorités et annoncé que plusieurs d'entre elles seraient dissoutes en Conseil des ministres, citant nommément le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et l'association humanitaire BarakaCity, deux associations de défense et d'aide des musulmans. Emmanuel Macron a de son côté annoncé que le collectif Cheikh Yassine, fondé par Abdelhakim Sefrioui, serait dissous mercredi en Conseil des ministres.

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