Attentat déjoué : les quatre hommes radicalisés avaient fait un repérage devant l'Elysée

Police

ENQUÊTE - Les quatre hommes radicalisés qui projetaient d'attaquer les forces de l'ordre au début du ramadan visaient entre autres les fonctionnaires qui sécurisent les abords du palais de l'Elysée. Ils souhaitaient s'en prendre aux policiers autour du Palais. En revanche, le président de la République n'était pas visé.

L’attentat qu’ils projetaient devait avoir lieu au début du ramadan, c’est-à-dire dimanche ou lundi... Mardi soir, les quatre hommes, décrits comme radicalisés, âgés de 17, 26, 39 et 38 ans, ont été mis en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placés en détention provisoire. Et ce jeudi, l’AFP révèle, sources proches de l’enquête à l’appui, que, parmi "les divers projets" d'attentat évoqués par les suspects, ayant tous "pour point commun de viser les forces de l'ordre", l’un d’eux les a conduits à effectuer un repérage devant le palais de l’Élysée. Des informations confirmées à LCI. 

Tous connus des services de police

Celui-ci avait vocation, précise l’une des sources de l’AFP, à observer les patrouilles de police positionnées devant le siège de la présidence de la République. Un commissariat d'Aulnay-sous-Bois a également fait l'objet de repérages. Les quatre hommes avaient ensuite cherché à se procurer des armes, ce qui a précipité leurs interpellations le 26 avril, à Paris et en Seine-Saint-Denis. Lors des perquisitions menées consécutivement, une kalachnikov a été retrouvée, affirme Europe 1.

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Une enquête préliminaire les concernant avait, du reste, été ouverte dès le 1er février, ce qui avait permis leur placement sous surveillance des services de renseignement. Le plus jeune d’entre eux, mineur, avait déjà été arrêté pour avoir tenté de partir faire le djihad en Syrie en février 2017. Condamné à trois ans de prison par le tribunal pour enfants de Paris, dont deux ans assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve, il avait été placé dans une structure éducative après sa sortie de prison.

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Toujours selon l’une des sources de l’AFP, le jeune homme a ensuite "réussi à dissimuler sa radicalisation persistante et à déjouer la surveillance des éducateurs" pour entrer en contact par voie électronique avec les autres suspect, tous trois connus, eux, des services de police pour des faits de droit commun. En garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), aucun d’entre eux n'a cherché à contester leur adhésion aux thèses islamistes radicales.

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