Attaque de Condé-sur-Sarthe : comment les prisonniers radicalisés sont-ils détenus ?

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JT 20H - L'attaque au couteau, survenue ce mardi 5 mars 2019, à Condé-sur-Sarthe (Orne) pose une nouvelle fois la question des conditions de suivi et d'incarcération des islamistes radicaux. Comment sont-ils détenus ?

Détenu de droit commun, Michaël Chiolo, qui purgeait une peine de trente ans, se serait "radicalisé en prison", selon une source policière. Ce mardi, il a poignardé deux surveillants à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe (Orne), avant d'être interpellé dans la soirée. Cette attaque a été qualifiée de "terroriste" par la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. 

Quartiers spéciaux et isolement

En France, les prisons regroupent 71.000 détenus, dont 1.600 identifiés comme radicalisés par l'administration pénitentiaire. Parmi eux, 1.100 sont des prisonniers de droit commun, et 500 sont incarcérés pour des faits de terrorisme. Les plus violents sont placés à l'isolement. Pour ceux qui pratiquent du prosélytisme, ils seront placés dans des quartiers spéciaux  : les QPR,  quartiers de prise en charge de la radicalisation, une sorte de prison dans la prison. 


De leur côté, les syndicats dénoncent le manque de moyens humains et matériels. Car, à ce jour, seuls une soixantaine de détenus peuvent être pris en charge. A terme, le plan national de lutte contre la radicalisation prévoit 1.500 places. 

Le sujet en tête de l'article a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 05/03/2019 présenté par Gilles Bouleau sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 5 mars 2019 des reportages sur l'actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

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