Une professeure braquée par un élève : "Elle est choquée, très perturbée, cloîtrée chez elle"

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AUDIO - L'avocate de la professeure menacée par un lycéen explique à LCI et TF1 que sa cliente est "choquée", "perturbée" et a "vraiment besoin d'un suivi psychologique". Elle assure qu'elle ignorait que l'arme était factice, et qu'elle a essayé "d'être la plus flegmatique possible pour gérer cette situation".

"Elle est choquée, très perturbée, cloîtrée chez elle. Elle a peur de sortir, elle a vraiment besoin d’un suivi psychologique. Elle a vécu un événement traumatisant, elle a vraiment besoin de se retrouver avec sa famille et d’être aidée par des professionnels." L'avocate de la professeure menacée à l'appui d'un pistolet factice à Créteil a donné des nouvelles de sa cliente à TF1 et LCI, et a précisé le déroulé des faits survenus jeudi 18 ocotbre au lycée Edouard Branly. 

La scène ne s'est pas déroulée lors d'un cours, devant toute une classe. "Le début du cours avait commencé tout à fait normalement, cet élève était à l’heure. C’est un élève qu’elle connaissait déjà pour l’avoir eu l’an dernier. Il est un peu perturbateur, il ne peut pas rester dans une salle assis longtemps. Donc en plein milieu de cours il s'est levé et est sorti. Elle ne l’avait pas autorisé à sortir donc elle l’a noté absent. A la fin du cours il est revenu" et s'en est suivi "la scène que vous avez vu sur la vidéo". 

Elle ne savait pas si cette arme était factice ou pasL'avocate de la professeure à TF1 et LCI

Pour expliquer la réaction stoïque de la professeure, Me Hajer Nemri a indiqué : "Elle était très surprise, elle était concentrée sur son travail. Et ensuite elle a eu une réaction qui était adaptée, je pense, et réfléchie : elle a essayé d’être la plus flegmatique possible, la plus calme, pour gérer cette situation. Il faut se mettre à sa place : elle ne savait pas si cette arme était factice ou pas."


L'avocate a précisé que cette professeure de biotechnologie de 60 ans n'avait pas souhaité parler de l'incident à sa hiérarchie le jour-même. Elle a attendu le lendemain, et a porté plainte dans la foulée, vendredi 19 octobre.


Enfin, Me Nemri a tenu à dire que sa cliente était très dérangée par la "surexposition" de cette affaire. "Elle est très gênée par le fait que son image a été diffusée. Elle est très perturbée, elle ne sait pas comment elle va reprendre le travail donc elle a du mal à gérer cette médiatisation. Elle demande à être tranquille, à être protégée par sa hiérarchie."

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