Bayonne : les obsèques du chauffeur de bus ravivent l'émotion

Bayonne : les obsèques du chauffeur de bus ravivent l'émotion

FAIT DIVERS - La cérémonie en hommage à Philippe Monguillot, le chauffeur de bus décédé après avoir été agressé le 5 juillet par des passagers, a eu lieu ce lundi après-midi à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Le corps du défunt devait ensuite être incinéré mardi dans l'intimité familiale.

C'est un drame qui a touché le pays entier. Roué de coups le dimanche 5 juillet à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) alors qu'il avait demandé à des passagers de valider un ticket de transport et de porter un masque, comme il est exigé depuis le début de l'épidémie de coronavirus, Philippe Monguillot, chauffeur de bus âgé de 58 ans, est décédé le vendredi suivant à l'hôpital où il avait été admis en urgence. 

Quinze jours après cet événement tragique, ses  obsèques ont été célébrées ce lundi 20 juillet en l'église Sainte-Croix à Bayonne. Dans la matinée, devant l'église de ce quartier où Philippe Monguillot avait grandi, des haut-parleurs ont été installés pour permettre à tous de pouvoir écouter cette cérémonie. 

"Il y aura sans doute du monde, tous les amis et les gens du quartier. On essaiera de faire un accueil le plus religieux, le plus recueilli possible", avait indiqué à TF1 l'abbé Michel Garat, curé de la paroisse. Parmi les personnes présentes, les collègues du chauffeur, bien sûr, et beaucoup d'anonymes, encore émus et choqués par ce décès. 

"Philippe veut qu'on soit fort, et cette force on' la dans la famille. On va essayer d'amener cette étoile partout et cette lumière partout", avait insisté la tante de Véronique, la veuve de Philippe Monguillot, ce matin près de l'église.

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Et du monde effectivement il y en avait en ce début d'après-midi. Plusieurs centaines de personnes massées devant l'église Sainte-Croix ont applaudi au passage du convoi funéraire, peu avant 14H30, réservant aussi une part de leur hommage aux collègues et amis du chauffeur, venus habillés en blanc, brassard noir en guise de deuil. 

Le cercueil de Philippe Monguillot a été porté par six de ses collègues et amis, jusqu'à leurs proches dans l'église. Au début de la messe, retransmise sur écran géant à l'extérieur, un choeur basque a entamé "Agur Jauna", chant traditionnel d'adieu.

"Nous avons passé 27 ans toi et moi, tu laisses un grand vide (...) ", a lancé sa femme Véronique. "On nous a arraché une partie de nous", a confié à son tour la plus jeune de ses filles, Marie, 18 ans. 

Marlène Schiappa, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, devait suivre la cérémonie à l'intérieur, avant un "moment privé" avec la famille. L'incinération devait elle avoir lieu mardi dans l'intimité familiale.

Qutre personnes ont été mises en examen suite à cette terrible agression. Agés de 22 et 23 ans et connus des services de police, deux hommes se trouvent en détention provisoire et risquent la réclusion criminelle à perpétuité pour "homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics". Deux complices trentenaires ont également été écroués, pour  notamment "non assistance à personne en danger".

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