Bayonne : un conducteur de bus en état de mort cérébrale après une violente agression

Bayonne : un conducteur de bus en état de mort cérébrale après une violente agression
Police

FAIT DIVERS - Un conducteur de bus a été agressé dimanche soir à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) après un différend avec plusieurs individus. Son pronostic vital est engagé. Cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Un appel à témoins a été lancé.

Un chauffeur de bus du réseau de Bayonne, agressé dimanche soir par plusieurs personnes, est en état de mort cérébrale. Les faits se sont déroulés vers 19h25 dans la ville des Pyrénées-Atlantiques. 

La victime, âgée de 59 ans, a été rouée de coups et grièvement blessée à la tête sur un quai de Tram’bus, après avoir refusé d'admettre des usagers qui n'avaient pas de titre de transport et n'étaient pas porteurs de masques.

Conduit inconscient dans la soirée à l’hôpital de Bayonne par le SAMU, il a été admis dans le service de réanimation en état de mort cérébrale. Son pronostic vital était toujours engagé ce lundi soir.

Cinq personnes interpellées

Une personne, un trentenaire défavorablement connu des services de police, a été interpellée dimanche après les faits et placée en garde à vue. "Quatre autres autres individus ont été interpellés ce matin et eux aussi ont été placés en garde à vue, a indiqué ce lundi midi à LCI le procureur adjoint de Bayonne, Marc Mariée. Ces cinq personnes pourraient être impliquées dans les actes de violence commis sur ce conducteur. Elles sont en cours d'audition. Des images de vidéosurveillance sont en cours d'exploitation".  

Une enquête a été confiée au commissariat de Bayonne. Les investigations se poursuivent. 

Le procureur adjoint a ajouté en fin d'après-midi ce lundi que "des témoins ont d'ores et déjà été entendus et un appel à témoin a également été lancé aux fins de déterminer notamment l'origine de cette altercation ainsi que le déroulement de celle-ci".

En vidéo

Agression d'un chauffeur de bus à Bayonne : ses collègues sous le choc

Droit de retrait

Depuis ce lundi matin, les conducteurs de bus du réseau Chronoplus ont fait valoir leur droit de retrait après cette violente agression.

Le maire de Bayonne Jean-René Etchegaray et celui d'Anglet Claude Olive, ont dit "comprendre" ce droit de retrait exercé par les collègues de la victime. Les deux élus, qui sont également respectivement président de l'Agglomération Pays basque et président du Syndicat des Mobilités Pays basque, se sont rendus en matinée au dépôt pour rencontrer des représentants syndicaux et la direction du délégataire Kéolis.

Ils ont pris la parole devant les salariés, les assurant notamment de leur pleine "solidarité". "Nous avons assisté à un acte particulièrement violent et barbare", a déclaré Jean-René Etchegaray, qui a dit espérer "que les auteurs soient traduits en justice et que la sanction soit sévère" de manière à envoyer "un signe significatif à toute la population".

"S'ils veulent stopper les transports jusqu'aux obsèques de Philippe (ndlr: le conducteur agressé), on peut le comprendre et on s'associe à cette revendication légitime. Je ne vais pas juger ça. Philippe était une belle personne, qui ne laissait personne indifférent", a pour sa part indiqué Claude Olive.

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