Besançon : les membres de la famille de la jeune fille battue et tondue "seront reconduits à la frontière", assure Gérald Darmanin

Besançon : les membres de la famille de la jeune fille battue et tondue "seront reconduits à la frontière", assure Gérald Darmanin

FAIT DIVERS - A Besançon, une adolescente bosniaque a été battue lundi dernier par des membres de sa famille pour avoir fréquenté un jeune serbe chrétien. Alors que des poursuites judiciaires sont engagées, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a assuré que les membres de cette famille seraient "reconduits à la frontière car ils n'ont rien à faire sur le sol français".

L'affaire a profondément choqué en début de semaine. A Besançon, une adolescente bosniaque a été battue et tondue lundi dernier par des membres de sa famille, car elle était en couple avec un jeune adolescent de confession chrétienne, sa famille étant elle-même de confession musulmane. 

Des violences qui ont conduit à l'interpellation et au placement sous contrôle judiciaire, jeudi, des parents, de l'oncle et de la tante de cette jeune fille de 17 ans, qui seront jugés à l'automne devant le tribunal correctionnel de Besançon pour "violences sur mineur en présence de mineurs et en réunion". 

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé dimanche sur Twitter que les mis en cause, "dès la fin de la procédure judiciaire", seraient "reconduits à la frontière car ils n'ont rien à faire sur le sol national". L'entourage de Gérald Darmanin a précisé à l'AFP que les quatre mis en cause seront concernés par cette mesure d'expulsion.

Une côte cassée et des hématomes

Lundi dernier, après une fugue de quatre jours, les deux adolescents s'étaient rendus au domicile familial de la jeune fille accompagnés des parents du garçon. Mais la situation avait rapidement dégénéré. Selon les déclarations de la victime, qui souffre notamment d'une côte cassée et de nombreux hématomes, c'est son oncle, à la demande de son père, qui lui a passé la tondeuse et coupé ses longs cheveux.

Les auteurs des violences avaient été interpellés le même jour par la police, alertée par le petite-ami de l'adolescente. Les parents, arrivés de Bosnie-Herzégovine en 2017, n'acceptaient pas qu'elle veuille se marier avec son petit ami, qui habitait dans le même immeuble à Besançon.

L'adolescente ne sera pas concernée par cette mesure

Après avoir été définitivement déboutés du droit d'asile en décembre 2019, les parents de l'adolescente faisaient l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, a indiqué le secrétaire général de la préfecture du Doubs, Jean-Philippe Setbon. Parents de cinq enfants, ils avaient alors demandé à bénéficier d'une aide au retour volontaire, mais la procédure s'était arrêtée avec l'épidémie de coronavirus et la fermeture des frontières de Bosnie-Herzégovine. 

L'oncle et la tante de l'adolescente étaient, quant à eux, arrivés en France en 2016, bénéficiant d'un statut de réfugiés qui pourrait leur être retiré "vu leur implication, en fonction du jugement", a encore prévenu le secrétaire général de la préfecture du Doubs. "Il va falloir attendre le jugement pour négocier un éloignement", a précisé Jean-Philippe Setbon. La jeune fille, sous protection judiciaire dans une structure adaptée, ne sera pas concernée par cette mesure.

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