Charlie Hebdo : la DRH du journal menacée et exfiltrée de son domicile

Charlie Hebdo : la DRH du journal menacée et exfiltrée de son domicile
Police

DANGER - En plein procès des attentats de janvier 2015, la directrice des ressources humaines de "Charlie Hebdo" a été exfiltrée de son domicile en raison de menaces jugées sérieuses.

"Je ne reviendrai pas chez moi. Je perds mon domicile à cause des déferlements de haine, cette haine qui commence toujours par la menace pour instiller la peur" : à la suite de "menaces précises et circonstanciées" reçues le 14 septembre par les officiers de sécurité qui la protègent depuis bientôt 5 ans, la directrice des ressources humaines de Charlie Hebdo, Marika Bret, a été contrainte de partir de chez elle.

"J'ai eu dix minutes pour faire mes affaires et quitter mon domicile, a-t-elle expliqué lundi 21 septembre dans une interview à l'hebdomadaire Le Point. Dix minutes pour abandonner une partie de son existence, c'est un peu court, et c'est très violent. "

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Cette exfiltration en urgence "traduit le niveau de tension inédit auquel nous sommes confrontés", note celle qui fait partie de ceux qui ont relancé le journal en 1992, en soulignant "un niveau de haine hallucinant autour de Charlie Hebdo". "Depuis le début du procès et avec la republication des caricatures, nous avons reçu toutes sortes d'horreurs, notamment des menaces de la part d'Al-Qaïda et des appels à finir le travail des frères Kouachi", témoigne Marika Bret. L'organisation djihadiste Al-Qaïda a menacé d'attaquer de nouveau Charlie Hebdo, qui a réédité des caricatures du prophète de l'islam Mahomet à l'occasion du procès, affirmant que le raid meurtrier de janvier 2015 contre le journal "n'était pas un incident ponctuel".

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 La DRH de Charlie Hebdo accuse également le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon d'alimenter "un climat de haine". "Mais Jean-Luc Mélenchon n'est pas le seul. Beaucoup de responsables politiques ont, par clientélisme ou par peur, oublié des notions fondamentales comme la citoyenneté", estime-t-elle. "On ne s'adresse pas à des électeurs potentiels en fonction de leur couleur de peau ou de leur religion, c'est la négation même de ce que doit être la politique", dit-elle.

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