Chérif Chekatt abattu par la BST : qui sont les agents qui se cachent derrière cet acronyme ?

Police
PRÉCISIONS - Après être parvenu à se cacher durant un peu plus de 48 heures dans le quartier du Neudorf, le tireur du marché de Noël de Strasbourg a été abattu jeudi soir par la BST, la "police du quotidien". A quoi correspond cette appellation, et quel est le champ d'action des équipes qui y sont rattachées ?

Il était environ 21h ce jeudi quand, à deux pas du stade strasbourgeois de la Meinau, un homme correspondant au signalement de Chérif Chekatt a été repéré par un équipage de trois "policiers du quotidien" en patrouille sur leur secteur. Alors que ces derniers l'interpellaient, le suspect s'est retourné pour leur tirer dessus, conduisant les fonctionnaires à riposter immédiatement et à l'abattre. 


C'est donc une équipe de gardiens de  la paix, certes expérimentés, composée de deux hommes et d'une femme, qui a mis fin à la cavale de 48 heures du tireur de Strasbourg, et non des effectifs d’une unité spécialisée comme le Raid. Dans le détail, ces derniers appartiennent à la BST, pour brigade spécialisée de terrain de la sécurité publique. Mais que se cache-t-il derrière cet acronyme que certains Français ont entendu pour la première fois au moment de l'annonce de la mort du terroriste jeudi soir ? Ce mode d'intervention est-il surprenant ou correspond-il au contraire à la norme dans pareille situation ? 


"C'est une évolution qui date de l'année 2015 mais ça a commencé en 2014", a expliqué l'ancien chef du Raid, Jean-Michel Fauvergue, invité à décrypter l'issue fatale sur France Inter ce vendredi. "Le rôle des primo-intervenants dans ces cas là est important puisque tout le monde est policier, tout le monde est gendarme sur le terrain. Et donc tout le monde doit être à même d'interpeller, de riposter, de neutraliser", a ajouté l'ancien patron de l'unité d'élite de la police, et aujourd'hui député LREM de Seine-et-Marne. Et de préciser : "les forces spécialisées, le Raid en secteur police et le GIGN en secteur gendarmerie, étant appelés quand l'individu se retranche ou quand il y a des perquisitions à faire, c'est à dire qu'on pense que l'individu est à l'intérieur."

Créées en 2010 par Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy, ces nouvelles brigades ont remplacé les UTeQ (unités territoriales de quartier), avec un champ d’action plus étendu et davantage de souplesse sur la zone à couvrir. Un rapport du Sénat datant de 2010 spécifiait notamment que ces brigades opèrent dans un périmètre fermé, mais "évolutif en fonction de la délinquance constatée".

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Attentat de Strasbourg : le suspect Cherif Chekatt abattu par la police

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