Chevaux mutilés : dans le Morbihan et le Finistère, les éleveurs appelés à ne pas céder à l'auto-défense

Chevaux mutilés : dans le Morbihan et le Finistère, les éleveurs appelés à ne pas céder à l'auto-défense
Police

APPEL AU CALME - Un premier cas de cheval tué par mutilation dans le Morbihan a été constaté le mercredi 2 septembre. De plus en plus inquiets, les propriétaires de chevaux sont tentés de se faire justice eux-mêmes, au point de pousser les autorités préfectorales à réagir.

"Si je trouve quelqu'un en train de lacérer mon cheval, je ne réponds plus de rien !" Suite à un premier cas de cheval tué par mutilation dans le département du Morbihan mercredi 2 septembre, les éleveurs de la région sont sur le qui-vive, comme en témoigne cette menace, rapportée par Ouest France. Le préfet du Morbihan, Patrice Faure, a immédiatement réagi par le biais d'un communiqué de presse. Il entend mettre la lumière sur cet acte de barbarie en mettant en oeuvre des moyens de sécurité conséquents. Les forces de l'ordre sont mobilisées jour et nuit aux côtés des propriétaires de chevaux. Le représentant de l'Etat espère, ainsi, faire régner le calme. 

Son homologue du Finistère, Philippe Mahé, s'est aussi exprimé à ce sujet, vendredi 4 septembre. Il met en garde les propriétaires de chevaux tentés par l'auto-défense. "L'émotion des éleveurs est palpable et je la comprends (...), dit-il, comme le rapporte le site Actu.  Par ailleurs, il ne serait pas admissible  que des professionnels tentent de se faire justice. Il faut rester le plus calme possible." Le week-end précédent, une mère et sa fille avait été interpellée, près de Quimper, après avoir procédé au contrôle d'automobilistes qu'elles soupçonnaient de sévices sur des chevaux, armée d'une machette pour l'une et d'un pistolet à plombs pour l'autre. 

Les recommandations pacifiques du préfet du Morbihan

Afin de faire redescendre la pression et de rester dans une approche pacifique, Patrice Faure suggère aux propriétaires de chevaux d'effectuer une surveillance quotidienne de leurs animaux en les rassemblant dans un même lieu, de ne pas laisser de licol lorsque le cheval est au pré, d'installer une caméra de surveillance, de signaler les comportements suspects à la gendarmerie, d'appeler le 17 ou encore de déposer plainte.

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Le mystère des chevaux mutilés

De la Moselle à la Vendée, de la Somme à la Saône-et-Loire en passant par la Normandie, presque aucune région française n'est épargnée. Oreilles coupées, parties génitales et yeux arrachés, cœur transpercé... Des faits qui ne datent pas d'aujourd'hui puisque le premier cas remonte à 2014 à Usson-en-Forez (Loire). En 2020, ce sont plus d'une trentaine de chevaux qui ont été mutilés. 

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