Chevaux mutilés en série : un appel à témoin dans le Jura après une nouvelle attaque

Chevaux mutilés en série : un appel à témoin dans le Jura après une nouvelle attaque
Police

ENQUÊTE - Partout en France, et notamment dans le Jura, les actes de barbarie à l'encontre des chevaux se multiplient. Après une nouvelle attaque dans le département ce lundi, le procureur a lancé un appel à témoin.

C'est le quatrième cas dans le Jura. Et l'énième dans l'Hexagone. Un nouveau cheval mutilé a été retrouvé à Lons-le-Saunier le lundi 24 août. De quoi pousser le parquet à réagir, cherchant à retrouver "toute personne susceptible de fournir des informations" sur ces faits. L'appel à témoins lancé ce mardi par le procureur de la République, Lionel Pascal, a pour objectif de "mettre un terme à ces actes barbares". 

Les propriétaires invités à rester vigilants

De fait, selon le procureur, un nouveau cas de mutilation sur un cheval - le quatrième en une dizaine de jours dans le département - a été constaté ce lundi soir sur un cheval à Courlans. Le "mode opératoire est similaire" à celui constaté ce week-end près de Saint-Claude sur deux juments blessées aux parties génitales, selon la même source. Des blessures ont également été constatées le même jour sur un autre cheval mais la thèse accidentelle ne peut pas encore être écartée. Des vérifications "sont en cours".

Un macabre phénomène qui a conduit les autorités à réagir. Elles invitent "les propriétaires et gardiens de chevaux" de la zone à la plus "grande vigilance", et leur recommande de "procéder à un examen régulier" des animaux. Chaque citoyen qui voudrait aider à l'avancée de l'enquête peut quant à lui contacter la gendarmerie en appelant le 0800 00 47 12.

Il y a un "phénomène sériel"

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Le mystère des chevaux mutilés

Dans ce département, où la première attaque de ce type a eu lieu mi-août à Thoria, c'est la section de recherches de la gendarmerie de Besançon qui est "saisie de chacune des enquêtes des chefs d'actes de cruauté sur animal domestique", en lien avec les brigades de Lons-le-Saunier et Saint-Claude et l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique, comme le précise le communiqué du parquet.

Mais d'ores et déjà, le Procureur de la République évoque un mode opératoire qui "semble récurent", concluant donc à un "phénomène sériel". Lors d'une conférence de presse, il a expliqué que celui-ci se caractérisait par la cible des mutilations. A savoir "les parties génitales des chevaux". "Néanmoins, toutes les lésions ne sont pas les mêmes, peut être parce que les auteurs ont pu être gênés et n'ont pas pu mener leur projet à terme" a-t-il précisé auprès de nos confrères de France 3 Franche-Comté. Et de conclure : "Je ne sais pas si elle résulte d'un même individu, mais il est important d'y mettre un terme."

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