Christian Chouviat, père du livreur mort après son interpellation : "Je n'en veux pas à la police, mais à ceux qui ont tué mon fils"

Christian Chouviat, père du livreur mort après son interpellation : "Je n'en veux pas à la police, mais à ceux qui ont tué mon fils"
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RÉACTIONS - La famille de Cédric Chouviat, décédé des suites d'une crise cardiaque après une interpellation musclée, a été reçue ce mardi par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Si ce dernier s'est montré sensible à la peine de la famille, les proches de la victime veulent que les quatre policiers auteurs de l'interpellation soient sanctionnés et jugés.

Onze jours après la mort de Cédric Chouviat des suites d'une crise cardiaque provoquée lors d'une interpellation musclée, la famille de la victime a été reçue par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ce mardi. Le père du défunt, Christian Chouviat, a déploré le manque de réponses sur les circonstances de la mort de son fils : "Au niveau des prises d’étranglement, cela va passer à l’étude, avec des spécialistes, pour savoir si c’est vraiment le cas, mais nous n’avons pas eu une vraie réponse. (...) J'ai demandé solennellement d’enlever la prise ventrale et l’étouffement par le bras, ce qui a sûrement provoqué la fracture du larynx."

Christian Chouviat a salué l'attitude du ministre de l'Intérieur, tout en exprimé sa colère contre les quatre policiers ayant effectué l'interpellation musclée sur son fils : "J’ai trouvé un père de famille, un homme qui m’a parlé, on lui a posé nos questions. Pour lui, la première cause, c’est le larynx, la prise au sol n’a rien à voir. Je n’en veux pas à la police nationale, j’en veux à ces quatre individus qui ont tué mon fils. Ils se sont acharnés. Ils ont fait cinq orphelins et une veuve."

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On leur a mis un permis de tuer dans les mains et ce jour-là ils s’en sont servis.- La mère de Cédric Chouviat après avoir été reçue par Christophe Castaner.

Quant à la mère du livreur décédé, elle attend des sanctions envers les quatre officiers des forces de l'ordre et s'étonne qu'ils ne soient pas suspendus : "On aurait voulu que ces quatre policiers soient suspendus, parce qu’il y a quand même eu ce larynx qui a été écrasé. Apparemment on attend d’autres choses, ils ne peuvent pas le faire aujourd’hui. Je ne comprends pas pourquoi. On aurait pu les suspendre et attendre le reste de l’enquête."

"On leur a mis un permis de tuer dans les mains et ce jour-là ils s’en sont servis. J’espère qu’ils seront jugés aux assises, je n’attends que ça. Je n’ai jamais voulu regarder la vidéo et je ne la regarderai jamais parce que c’est trop dur, c’est trop dur. Pour l’instant, le corps de notre fils est à la morgue et on ne peut pas faire notre deuil. Je n’arrêterai pas tant qu’ils ne seront pas aux assises", a conclu la mère de la victime.

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