Cimetière juif profané en Alsace : la piste de l’ultra-droite sérieusement envisagée par les enquêteurs

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ANTISÉMITISME - Au lendemain de la profanation de 96 tombes du cimetière israélite de Quatzenheim, au nord-est de Strasbourg, les constatations effectuées sur place rendent "privilégiée" ou tout du moins "crédible" l'hypothèse d'un groupuscule d'ultra-droite, selon nos informations.

S’agit-il d’un groupuscule, d’un ou plusieurs membres isolés ? Selon nos informations, au lendemain de la profanation de 96 stèles dans le cimetière juif de Quatzenheim, au nord-est de Strasbourg, la piste de l’ultra-droite serait sérieusement envisagée par les enquêteurs. Ces derniers, qui ont précisé à LCI l’orientation de leur enquête grâce aux constatations effectuées sur place, ont effet indiqué que les investigations se resserraient désormais autour de cette hypothèse.


Si une source proche de l’enquête considère cette piste comme "privilégiée", une seconde tempère pour sa part : "toutes les autres pistes restent ouvertes. C’est une hypothèse crédible de l’enquête". 

Une inscription en alsacien

Les constatations des techniciens en identification criminelle (TIC) ont mis en lumière une inscription en alsacien : "Elsassisches Schwarzen Wolfe" ("les loups noirs alsaciens"), en référence à un groupuscule ancien qui, comme l’indique ce mercredi Le Parisien, n'avait pas fait parler de lui depuis longtemps, plusieurs de ses membres ayant été condamnés ou étant décédés.


Une cellule composée d’une demi-douzaine de gendarmes a notamment été créée en fin d'année 2018, après des dégradations visant des autorités politiques et administratives, pour tenter d'identifier les auteurs de tags antisémites dans le département.

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