Soupçons de viol au Hellfest : le festival réagit au récit de la festivalière

Police
FESTIVAL - Les organisateurs du Hellfest qui s'est déroulé du 21 au 23 juin à Clisson (Loire-Atlantique) ont indiqué mardi 2 juillet n'avoir pris connaissance d'aucune plainte, images ou témoignages concernant le viol dont dit avoir été victime une festivalière dans la nuit du samedi au dimanche. Le jeune femme avait indiqué avoir été droguée puis amenée dans une tente par un individu dans la nuit du 22 au 23.

Elle a dénoncé les faits le week-end dernier sur les réseaux sociaux. Indiqué les avoir médiatisés afin de recueillir d'éventuels images ou témoignages. Cette jeune femme a écrit ainsi dans un post Facebook le 28 juin avoir été droguée et violée dans une tente au cours de la soirée du samedi 22 au dimanche 23 juin, alors qu'elle s'était rendue pour la première fois au Hellfest, à Clisson (Loire-Atlantique) 


Son appel a été relayé des dizaines de fois par les internautes. Samedi 29 juin, la gendarmerie contactée par LCI indiquait n'avoir pris connaissance d'aucune plainte concertant un viol dans le cadre de cet événement où se rendent chaque année des milliers de personnes. Mardi 2 juillet au soir, Hellfest Productions, organisateur de la manifestation, a publié un "communiqué officiel au sujet des faits d’agression sexuelle subis par une festivalière qui s’est exprimée sur les réseaux sociaux le 28 juin dernier". "Nous avons déployé tous nos moyens afin d'éclaircir ce triste récit qui nous a également bouleversé", écrivent les organisateurs au sujet du viol que dénonce la festivalière. A ce jour, les recherches n'ont rien donné... 

La festivalière "injoignable"

Selon les organisateurs, la festivalière n'a pas pris contact avec eux.  Son nom ne figure par ailleurs pas dans la liste des personnes qui disposaient d'un pass nominatif. Son compte Facebook est désormais privé. 

La direction du festival ajoute en outre que les images de vidéosurveillance extraites des bandes de la vingtaine de caméras présentes sur site ont été exploitées. "Nous n'avons pas trouvé d'image susceptible de pouvoir correspondre à la description des faits", dit-elle. 


"Nous  tiendrons bien évidemment ces images à disposition des enquêteurs qui seront plus à même de les anayser si une plainte leur est transmise. En effet, la festivalière affirme avoir reçu suffisamment de témoignages pour constituer un dossier et affirme avoir remis à la gendarmerie un certain nombre d'éléments. Pourtant, le parquet de Nantes a fait savoir qu'il n'était pas encore saisi d'aucune plainte pour viol émanant d'une participante au Hellfest 2019", relèvent les organisateurs qui demandent à cette jeune femme "de prendre contact avec les gendarmes ou le procureur". 


"Afin que toute lumière soit faite sur cette histoire, il est indispensable qu'une plainte soit déposée. Les faits évoqués sont trop graves pour rester impunis", concluent-ils. Contactée par LCI ce mercredi 3 juillet, la gendarmerie a fait savoir qu'il n'y avait toujours aucune plainte de déposée. Sollicité par notre rédaction sur la même question, le parquet de Nantes n'avait pas répondu à notre demande en début d'après-midi. 

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