Colombes : ce que l'on sait de l'homme qui a foncé sur deux policiers pour les "tuer"

Colombes : ce que l'on sait de l'homme qui a foncé sur deux policiers pour les "tuer"
Police

FAIT DIVERS - L'homme qui a volontairement percuté deux policiers lundi en fin de journée à Colombes (Hauts-de-Seine) a déclaré qu'il "voulait mourir en tuant des policiers". Agé de 29 ans, Youssef T. a été interpellé et placé en garde à vue. Les deux fonctionnaires ont eux été hospitalisés. Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête ce mardi.

Leurs vies ne sont pas en danger mais les deux fonctionnaires de police auraient pu décéder sur le coup. Lundi, un homme âgé de 29 ans circulant au volant d'une BMW noire a foncé volontairement sur deux motards de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de Paris qui procédaient à un contrôle à Colombes (Hauts-de-Seine). 

Les deux représentants de l'autorité publique ont été blessés, dont un grièvement, et hospitalisés. Le suspect, Youssef T., a lui été interpellé par deux policiers municipaux qui étaient présents avant d'être placé en garde à vue.  Au lendemain du drame, voici ce que l'on sait de l'événement et du profil du suspect. 

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17h30, le choc

A 17h30 lundi, un homme au volant d’un véhicule de marque BMW de couleur noire percute deux motards de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de Paris. Les deux fonctionnaires procédaient alors au contrôle routier d’un autre véhicule au niveau du 105 boulevard de Valmy à Colombes, conjointement avec la police municipale de Colombes. 

L’un des motards, Benjamin F., se trouvait lundi soir en urgence absolu pour un traumatisme crânien. L’autre, policier, Antoine D. était en urgence relative pour des blessures aux jambes et au bassin.

Le conducteur a lui été retrouvé au volant de sa BMW derrière son airbag qui avait explosé. Deux policiers municipaux qui étaient sur les lieux ont procédé à son interpellation. Ils ont été très choqués. L'un d'eux a été également admis à l'hôpital. 

"Caractère volontaire de son geste"

Quelques heures après les faits, le parquet de Nanterre a fait savoir que l'individu interpellé était âgé de 29 ans. "Il est inconnu des services de renseignements à ce stade des recherches entreprises, et connu de la justice pour des faits anciens de droit commun. Il a confirmé d’emblée le caractère volontaire de son geste", indique le parquet. Les investigations sont en cours pour déterminer ses motivations exactes et son profil psychologique. Selon une source proche du dossier, Youssef T. a déclaré lors de ses premières auditions qu'il "voulait mourir en tuant des policiers". 

Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête ce mardi

Depuis lundi, les enquêteurs s'interrogeaient sur un éventuel mobile terroriste. Le parquet national antiterroriste (Pnat) qui était resté en "observation" dans l'attente des résultats d'une expertise psychiatrique menée dans la matinée ce mardi, s'est finalement saisi de l'enquête. 

Lors de son interpellation, l'homme avait dit avoir regardé des vidéos relatives à Gaza, sur la Palestine avant d'agir, avait expliqué le parquet de Nanterre. Il aurait également, selon nos informations, indiqué avoir prêté allégeance à l'Etat islamique.

"Lors de la fouille de son véhicule, un couteau a été retrouvé ainsi qu’une lettre d’allégeance à l’état islamique, dans lequel l’auteur du texte explique notamment se lancer « à corps perdu dans la bataille pour imposer la charia sur l’ensemble de la terre", précise le PNAT ce mardi dans un communiqué. L'examen psychiatrique qui a été effectué a lui conclu " à l’absence d’abolition ou d’altération du discernement du mis en cause".

"Dans ces conditions, le Parquet national antiterroriste a décidé de se saisir de ces faits, ouvrant une enquête des chefs de tentative d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteur terroriste criminelle. L’auteur présumé des faits est désormais placé en garde à vue de ces chefs".

Antécédents psychiatriques

Inconnu des services de renseignement, le suspect a des antécédents psychiatriques datant de 2012, selon une source proche du dossier. Était-il en rupture de traitement ? Cela reste à préciser.

Enquête en cours

"L'enquête qui débute fera toute la lumière sur (les) motivations" du suspect, a promis le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner dans un tweet lundi soir.

Les investigations ont été confiées à la Direction régionale de la police judiciaire de Paris ainsi qu’à la

Direction générale de la sécurité intérieure. La brigade criminelle de la DRPJ de Paris a été désignée en tant

que service coordonnateur des investigations. 

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