Contrôles, amendes... 100.000 forces de l'ordre mobilisées pour faire appliquer les mesures de confinement

ÉPIDÉMIE - Après l'allocution d'Emmanuel Macron, Christophe Castaner a détaillé lundi soir, puis de nouveau ce mardi, les mesures mises en place afin que la population respecte l'injonction à "rester chez soi". Après la pédagogie, les 100.000 forces de l'ordre mobilisées sur le terrain passeront vite à la verbalisation, avec des amendes de 135 euros à terme.
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ÉPIDÉMIE - Après l'allocution d'Emmanuel Macron, Christophe Castaner a détaillé lundi soir, puis de nouveau ce mardi, les mesures mises en place afin que la population respecte l'injonction à "rester chez soi". Après la pédagogie, les 100.000 forces de l'ordre mobilisées sur le terrain passeront vite à la verbalisation, avec des amendes de 135 euros à terme.

"A midi, comme prévu, les mesures seront appliquées. Le décret est paru, il n'y a pas de raison qu'elles ne le soient pas", indiquait dès ce mardi matin une source policière à LCI. Ce 17 mars en effet, un nouveau texte a été publié au journal officiel précisant la façon dont le confinement général du pays est mis en place. Déplacements strictement réglementés avec seuls quelques-uns autorisés (motif de santé, trajet domicile travail, achats de nourritures..), attestation sur l'honneur en mains d'ailleurs avant de bouger... Les lignes du décret sont précises et donnent dans le détail les règles édictées lundi soir après 20 heures par Emmanuel Macron, président de la République et Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.

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"Nous faisons appel au bon sens des gens. Il y aura un avertissement dans un premier temps sans doute, puis très vite, des amendes pour les personnes réfractaires notamment", poursuit une autre source policière. "Les amendes ne seront peut-être pas dressées dès aujourd'hui à midi pile, mais elles le seront très rapidement par les 100.000 policiers et gendarmes mobilisés sur tout le territoire. Bien sûr leur tâche n'est pas dédiée entièrement à ces contrôles. Ce chiffre correspond au nombre de forces de l'ordre sur le terrain et qui exclut le nombre de policiers en congés, en arrêt maladie ou qui sont dans les bureaux." 

L'augmentation des amendes ? Une question d'heures

Une des sources policières ajoute d'ailleurs que l'amende, fixée à 38 euros aujourd'hui pour le non-respect de ces consignes, passera très vite, et comme annoncé lundi par les autorités, à 135 euros. "Le texte est en cours de rédaction. Ce n'est qu'une question d'heures", précise-t-elle. 

Pour la population, rien à redire sur ces nouvelles mesures. "On aurait dû avoir des consignes strictes dès le départ", estime Antoine. "La semaine dernière, à part les établissements scolaires, il n'y avait rien de clair. Tout le monde avait compris qu'on ne pouvait pas s'approcher des autres, qu'il fallait se laver les mains et respecter les un mètre entre chaque individu, mais personne n'avait compris que d'aller au parc était interdit, ou de boire un verre avec quelques amis sur les quais." Et pour cause, dimanche, des milliers de personnes s'étaient réunies dans les espaces verts ou lieux sans voiture pour profiter du beau temps. Lundi, pour empêcher que de telles situations ne se reproduisent, parcs et jardins ont été tout simplement fermés.

Pour Emilie, avocate et jeune maman, la sévérité est plus qu'essentielle aujourd'hui. "Nous avons plus de 6600 cas, et près de 150 morts. Si on doit passer par des attestations, des fermetures, des amendes, si c'est le seul moyen, c'est bien. Et si elles doivent passer à 500 euros, il faut le faire. L'important aujourd'hui est de stopper cette pandémie, quels que soient les moyens." 

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