Coronavirus : la suspension des parloirs crée des tensions dans plusieurs prisons

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

FUREUR - Des mouvements de rébellion ont eu lieu à la maison d'arrêt de Grasse, au centre pénitentiaire de Perpignan, mais aussi à la prison de la Santé, à Paris. La cause : la suspension de l'accès aux parloirs des prisons françaises pour les familles pour "les 15 prochains jours", afin de lutter contre la propagation du coronavirus.

La mesure a mis le feu aux poudres. L'accès aux parloirs des prisons françaises pour les familles est suspendu pour "les 15 prochains jours" afin de lutter contre la propagation du coronavirus, a annoncé ce mardi 17 mars la garde des Sceaux Nicole Belloubet dans un message adressé aux agents du ministère de la Justice. Cette disposition exceptionnelle prendra effet "à compter de (mercredi)", précise une note du directeur de l'administration pénitentiaire Stéphane Bredin. 

Ce mardi après-midi, un mouvement collectif s'est déclenché au centre pénitentiaire de Perpignan, selon FO Pénitentiaire qui rapporte qu'une centaine de détenus refusent de regagner leurs cellules en signe de protestation contre la mesure. "Les surveillants sont en sécurité. Les forces de l'ordre sont sur place pour sécuriser les lieux et aider à rétablir l'ordre", précise le syndicat sur Twitter. Ce soir, c'est la prison de la Santé, à Paris, qui a du appeler du renfort après que 14 détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules, selon l'Agence de presse A2PRL.

Une mutinerie ce matin à Grasse

Une mutinerie s'est déclenchée plus tôt ce matin, à la maison d'arrêt de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Selon France 3 Provence Alpes Côte d'Azur, des violences ont été commises par une centaine de détenus qui se trouvaient dans deux cours de promenade. Des portes d'accès aux cours de promenade ont été cassés. Regroupés dans des zones intermédiaires, "ils ont allumé des feux et jeté des pierres" sur du personnel de l'encadrement pénitentiaire, a précisé Philippe Abime, délégué FO prison dans les Alpes-Maritimes. Quatre tirs de sommation ont été effectués par les surveillants de prison. L'administration pénitentiaire a fait savoir à France 3 Paca que "les incidents sont terminés". "Tous les détenus ont réintégré leurs cellules", a confirmé le syndicat FO prison. Un surveillant a été touché par un projectile, sans être blessé.

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La semaine passée, des soulèvements ont été signalés dans près d'une trentaine de prisons du nord de l'Italie. Redoutant d'être contaminés par le coronavirus, frustrés d'être privés de sorties et de visites dans le cadre des mesures prises afin de lutter contre la pandémie, qui touche durement l'Italie, les détenus avaient déclenché ces mouvements d'insurrection.

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