Didier Lallement "regrette" d'avoir lié le non-respect du confinement aux hospitalisations en réanimation

Didier Lallement "regrette" d'avoir lié le non-respect du confinement aux hospitalisations en réanimation
Police

MACHINE-ARRIERE - Didier Lallement a estimé ce vendredi matin que les patients qui sont aujourd’hui hospitalisés en réanimation "sont ceux qui, au début du confinement, (…) ne l’ont pas respecté". Dans un communiqué, la préfecture rectifie le tir.

Le préfet de police Didier Lallement a regretté vendredi ses propos tenus dans la matinée faisant un lien entre l'hospitalisation des patients en réanimation et le non respect du confinement décrété face à la pandémie de Covid-19. "Ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, ceux qu'on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l'ont pas respecté, c'est très simple, il y a une corrélation très simple", avait déclaré le préfet de police vendredi matin lors d'un point presse sur un contrôle routier pour dissuader les départs en vacances. 

Des propos qui ont choqué la classe politique, notamment Jean-Luc Melenchon : "Au-delà des bornes, il n'y a plus de limite (...) Pour lui, ceux qui sont malades ou qui sont morts l'ont bien cherché ! Écoeurant. L'état d'urgence sanitaire ne doit pas avoir ce visage insultant. Les gens doivent être respectés !" a-t-il tweeté. De son côté, Marine Le Pen considère ces propos totalement stupides, "d’une froideur et d’une méchanceté qui donnent la nausée" : "Il y a, en réanimation, des policiers et des personnels soignants sans protection adéquate, des caissières, des personnes âgées en EHPAD" rappelle-t-elle dans un tweet.

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"Son intention n’était pas d’établir un lien direct"

Face à la polémique, le préfet Lallement est revenu sur ses propos, disant les regretter et tenant à "les rectifier", indique la préfecture de police dans un communiqué ce vendredi après-midi. "Son intention n’était pas d’établir un lien direct entre le non-respect des consignes sanitaires et la présence de malades en réanimation", précise la PP. "Il s’agissait de rappeler la nécessité d’une stricte application du confinement dans cette période, pour la protection de la santé de chacun", ajoute-t-elle.

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"Ce propos du préfet de police est inexact. Ce qui est vrai, c'est que le bon respect du confinement est un enjeu sanitaire majeur", a-t-on précisé dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. 

Depuis le 1er mars, l'épidémie de Covid-19 a tué 4503 personnes dans les hôpitaux en France, et près de 6400 personnes nécessitent des soins lourds en réanimation.

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