Corse : un cargo s'échoue sur la plage de Cala Longa près de Bonifacio

Police

INCIDENT - Un cargo d'environ 90 mètres de long transportant des bobines d'acier, avec sept personnes à bord, s'est échoué dans la nuit de samedi à dimanche sur la côte près des bouches de Bonifacio (Corse-du-Sud), a annoncé la préfecture maritime.

Dimanche vers 3 heures du matin, le navire Rhodanus qui devait pénétrer dans les bouches de Bonifacio "n'a pas viré à temps et a poursuivi sa route vers la côte en dépit des appels répétés du Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) en Corse" notamment, indique la même source dans un communiqué. La SNSM a elle aussi été appelée pour intervenir sur la plage de Cala Longa où a touché le vraquier.

Aucune pollution constatée, selon la préfecture

"Le bâtiment, posé sur le fond, n’a pas de gîte (reste droit, ndlr) et aucune pollution n’est constatée", ajoute la préfecture. 

Toutefois, "par principe de précaution, des moyens de lutte antipollution, le remorqueur d'intervention, d'assistance et de sauvetage Abeille Flandre et le bâtiment de soutien, d’assistance et de dépollution Jason, appareillent de Toulon", ajoute-t-elle. Des moyens italiens sont également sollicités.

Un arrêté interdisant la navigation et les activité nautiques dans un rayon de 1.000 mètres autour du navire a été pris.

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Un cargo s'échoue à Bonifacio : "Pour l'instant, je ne suis pas totalement rassuré"

La situation est suivie en coordination avec les autorités italiennes et les autorités terrestres (dont la préfecture de Corse-du-Sud). Le navire, qui transporte "2.650 tonnes de bobines d'acier" se trouve en plein milieu des archipels de la réserve naturelle des bouches de Bonifacio dans une zone de protection renforcée très sensible du point de vue environnemental", a souligné le directeur de la réserve, Jean-Michel Culioli qui se trouvait sur place. 

"Il n'aurait jamais dû se trouver là. Nous restons très vigilants", a insisté le responsable de la plus grande réserve naturelle de France métropolitaine. Contacté par LCI, Jean-Michel Culioli dit attendre de pouvoir constater s'il y a eu des dégâts, ou pas, sous l'eau avant d'être totalement rassuré. 

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